info@Bonheur-ou-stress.com

De la pleine conscience au Bonheur

De la pleine conscience au Bonheur

La pleine conscience est un sujet à la mode et c’est tant mieux. Ce 23 octobre 2009 était organisée à Bruxelles une journée interdisciplinaire d’étude sur la pleine conscience avec Matthieu Ricard, Christophe André, Pierre Philippot et Thierry Janssen, acteurs très connu de la pleine conscience.

Cette journée interdisciplinaire d’étude sur la pleine conscience a pu montrer deux visions possibles de la pleine conscience :

  1. une vision de la pleine conscience en tant qu’outil de développement personnel ou thérapeutique
  2. et une vision de la pleine conscience en tant qu’attitude existentielle.

Rappelons que la pleine conscience (ou « mindfulness » en anglais) est un thème central de la philosophie bouddhiste.

Selon John Kabat-Zinn, le précurseur des applications cliniques de ce concept, la pleine conscience signifie « faire attention d’une manière particulière : délibérément, au moment présent et sans jugement de valeur. »

L’étude de la mindfulness et de ses effets est aujourd’hui au cœur des recherches scientifiques en neurosciences affectives.

Ces recherches ont montré que la pratique de la mindfulness pouvait avoir des effets bénéfiques sur le système immunitaire, la gestion des émotions, l’anxiété et la dépression.

L’utilisation de la pleine conscience en tant qu’outil thérapeutique est déjà fort connue dans le traitement de la dépression, de l’anxiété, la gestion du stress et la régulation de l’humeur en général.

Les effets mesurés sur la réduction de la tension artérielle, du rythme cardiaque, des maladies dermatologiques pour ne citer que ces paramètres en font un outil thérapeutique extraordinaire et peu coûteux de surcroît.

Dans la première stratégie que je décris dans « Le bonheur ou le stress, la décision de chaque instant«  qui est celle de l’attention juste, les techniques explicitées font directement référence à la pleine conscience.

Cette capacité d’être présent sans filtres, sans jugements, et sans attentes (cette dernière des trois conditions étant la plus difficile) est le chemin pour être heureux.

En effet les pensées automatiques de jugement, de comparaison, d’interprétation ont tôt fait de nous plonger dans des émotions aussi destructrices que l’anxiété, l’énervement ou la déception.

La pleine conscience change donc notre rapport d’avec nos pensées, améliore la flexibilité mentale et stoppe la rumination si caractéristique des pathologies mentales.

Mais la pleine conscience n’est pas qu’un outil thérapeutique extraordinaire, c’est aussi une finalité en soi, une attitude existentielle car non seulement on y trouve un entraînement cognitif essentiel mais aussi un développement du ressenti corporel et donc un développement de la conscience d’être, ce qui nous mène tout droit au bonheur.

La sensualité que je présente comme la troisième stratégie du bonheur découle directement de la pleine conscience. Cet effet de la pleine conscience n’est pas encore étudié mais on pourrait y trouver là une des clés du bien-être.

Au plus la conscience de notre corps et de notre environnement se développe grâce à l’entraînement de la pleine conscience, au plus nous devenons sensibles aux stimulations sensorielles et au plaisir qu’elles nous apportent.

Respirer, sentir l’air et ses parfums, le mouvement de son corps nous ramènent au présent oui, mais surtout nous apportent des sensations agréables et nous font ressentir le « plaisir d’être » vivant, d’être en connexion permanente à notre environnement grâce à nos cinq sens.

La méditation de la pleine conscience n’est donc pas une simple méditation sur la présence à « ce qui est », ce qui serait déjà extraordinaire tant les effets, nous l’avons vu, sont fabuleux, c’est aussi et surtout une ouverture à ressentir et jouir de « ce qui est », à la manière d’un enfant toujours émerveillé, à la manière d’un artiste en communion avec la beauté, à la manière d’un amant amoureux de l’univers.

Un jour Krisnamurti, sans doute un des plus grand maîtres de la pleine conscience, marchait dans la campagne en Inde et témoignait à la vue d’un cortège de moines passant sur le chemin et récitant des mantras et étant pleinement présent à leur marche et leur chant : « Ont-ils vu ce ciel majestueux au-dessus de leur terre, se sont-ils extasiés sur le rouge de ces montagnes dans le coucher du soleil, ont-ils pu jouir de ce parfum unique à cette heure de la journée, de cette qualité de lumière et de ce vert merveilleux que l’on voit en cet instant ? En ont-ils seulement profité ? »

Et vous ? A cet instant, quittez votre regard de cet ordinateur et ouvrez vos sens… Que voyez-vous ? sentez-vous ? entendez-vous ? ressentez-vous ? 

A lire aussi sur ce thème:

facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail

Enter the title for your Facebook comments section

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.