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Le Placebo, c’est vous ! 3/4

Le Placebo, c’est vous ! 3/4

Transcription de la troisieme vidéo sur « Le Placebo, c’est vous », comme vous le voyez, j’ai changé de décor, je suis dans l’océan Indien, pendant quelques jours pour un séminaire intensif sur la méditation profonde et l’hypnose. 

Ce sont deux outils que j’utilise en thérapie, si vous suivez mes vidéos, vous savez que la méditation et l’hypnose sont vraiment deux outils tres puissants pour changer.

Et on va également parler d’hypnose car on va faire le lien entre l’effet placebo et l’hypnose car on continuer cet ouvrage sur l’effet placebo et on va faire le lien entre l’hypnose et le placebo et en fait je vous invite à y réfléchir mais quel est le lien entre le placebo et l’hypnose ?

En fait, vous allez voir, c’est évident quand je vous en parlerai.

J’ai pris pas mal de notes, je vais d’ailleurs les prendre car il y a beaucoup d’informations.

Et dans cette troisieme partie sur l’effet placebo, on va parler, j’ai continué le résumé de ce livre et j’ai choisi un chapitre qui va traiter de l’origine du placebo, comment en est-on arrivé à découvrir cet effet-là et puis on va voir aussi les méta-études, qu’est-ce que les études nous indiquent sur l’effet placebo. J’en ai déjà parlé dans la deuxieme vidéo mais on va aller un peu plus loin et ensuite je ferai une quatrieme vidéo et vous verrez on ira encore plus loin ! On parlera de la génétique.

Pour l’instant, on va déjà parler de choses fascinantes, de choses extraordinaires et  d’abord l’origine et d’où vient l’origine des recherches sur le placebo et d’où vient ce terme ?

A l’origine, c’est un médecin américain qui a étudié Harvard, qui était médecin militaire pendant la deuxieme guerre mondiale, c’était la fin de la guerre et comme dans beaucoup de cas, à la fin de la guerre, les hôpitaux manquaient de morphine et donc ils se trouvaient face à des soldats, notamment un soldat, le premier soldat et il n’y avait pas de morphine et il était un peu désemparé et il ne pouvait pas opérer ce soldat comme ça, à vif parce que ça risque d’être tellement fort la douleur, il risque soit de s’évanouir ou d’en mourir dans tous les cas son coeur risque de battre tellement fort qu’il ne pourrait pas tenir et ce qui se passe, c’est  qu’il y a une infirmiere  qui a une idée de génie à ce moment-là, qui lui dit : et bien voilà, j’ai de la morphine, elle a apporté une seringue avec de l’eau salée à l’intérieur, sans dire que c’était de l’eau salée, et bien voilà, c’est de la morphine.

Et, qu’est-ce qui s’est passé, c’est que le soldat s’est comporté comme si il avait de la morphine, ça l’a calmé tout de suite et puis le médecin l’a opéré sans trop savoir ce qui allait se passer, il l’a opéré à vif, il l’a ouvert, il l’a opéré, il a refermé et le soldat est resté calme comme si il avait vraiment pris un anesthésiant; alors ça c’est assez incroyable et ça s’est passé plus d’une fois, plusieurs fois, ce qui a donné lieu plus tard à ce médecin à faire des études là-dessus, avant de parler des études, je voudrais souligner que c’est souvent le cas malheureusement, ce sont souvent des infirmieres, des aides-soignantes, des personnes dont on ne connaît pas le nom, cette infirmiere on ne connait pas le nom (celle qui a eu cette idée) ce sont souvent des personnes comme ça dans l’ombre et souvent dans le personnel soignant qui ont des idées fantastiques, qui ont des rapports incroyables avec les patients qui font vraiment avancer la recherche et le bien-être chez les gens et souvent ces personnes sont un peu ignorées.

Je dis ça car je donne souvent des cours,  pendant des années, j’ai donné cours  au personnel soignant en Belgique et je me rends des personnes extraordinaires que c’est,  mais malheureusement ces personnes ne seront jamais connues, ce n’est pas le but mais ça veut dire qu’on ne leur rend pas hommage et j’aimerais bien leur rendre hommage.

Alors, ce qu’il s’est passé, c’est que ce médecin plus tard, qu’est-ce qu’il a fait ? Il avait fait une quinzaine d’études dans les années 1955 et c’est lui qui est à l’origine de ce qu’on appelle les essais aléatoires contrôlés donc il a voulu étudié l’effet placebo et il s’est rendu compte qu’il y avait un effet, qu’il y avait le médicament qui faisait un effet et qu’il y avait aussi rien qui faisait un effet; du sucre, de l’eau salée ça faisait un effet donc il s’est dit et bien pour continuer les médicaments, on va donc faire un groupe témoin avec rien, avec un placebo donc en fait une pilule de sucre ou d’eau salée.

Mais, il s’est rendu compte dans ces essais aléatoires contrôlés donc c’est ce qu’on appelle les essais en double aveugle, c’est qu’en fait souvent le groupe témoin, qui devait être là en fait pour montrer combien le médicament était puissant si on ne le prenait pas et bien souvent,  il s’avérait que le groupe témoin avait des meilleurs résultats que ceux qui prenaient le médicament et c’est ce qu’on a appelé cet effet placebo; mais à cette époque-là; il n’était pas étudié en temps que tel, il était utilisé pour démontrer que le médicament était puissant sauf qu’il s’est avéré que ça démontrait souvent le contraire.

Et donc ensuite c’est lui qui est à l’origine aussi de ce qu’on appelle les études en double aveugle et même en triple aveugle aujourd’hui, c’est-à-dire qu’en fait, les gens qui vont traiter les statistiques qui sont liées aux données des deux groupes témoins ne savent même pas eux – mêmes quelles données ils vont traiter.

Donc, c’est tres efficace pour pouvoir voir la pertinence du médicament.

Alors, on sait depuis longtemps, avant même Bercher, donc ça c’est dans les années de la deuxieme guerre mondiale, les années 1940 à 1945, on sait déjà depuis longtemps, on n’a pas attendu ce médecin pour se rendre compte que le pouvoir de la suggestion est tres, tres fort et dans l’Antiquité et puis dans le Moyen-Age et puis dans toute l’histoire humaine, en fait dans toutes les cultures, partout, on connaît le pouvoir des guérisseuses, des sorciers, des sorcieres, des personnes qui sont sages, des rois aussi en fait toutes ces personnes en qui on croyait parce qu’il avait un pouvoir guérisseur.

Alors, on pourrait dire : oui, est-ce qu’ils ont vraiment le pouvoir ou est-ce que c’est  la croyance qu’il ait un pouvoir qui fait que les personnes guérissent ?

On connaît par exemple le Roi Charles II qui est connu pour avoir soigner en apposant les mains simplement en touchant les mains plus de 100.000 personnes et donc, en fait, c’est vrai que les gens pensaient vraiment que le Roi était une incarnation de Dieu et ils étaient vraiment tout à fait OK avec cette croyance qu’il allait pouvoir les guérir.

Alors, je parlais aussi, ça remonte à tres, tres loin, les premieres études sur cet effet placebo et ça commence avec l’hypnose en fait et c’est Mesmer, alors Mesmer, ce n’est pas celui que vous voyez à la télé, Messmer que vous voyez à la télé, il a pris le nom Mesmer qui est en hommage à ce premier médecin qui est un médecin autrichien dans les années 1760-10/1770 qui a parlé de ce qu’on appelle le fluide animal (le magnétisme animal) qui est une sorte de fluide, une force; il s’est basé sur Isaac Newton, la force de la gravitation, il s’est dit qu’il y avait une force en nous, il appelle ça le magnétisme animal et il disait qu’en fait en rééquilibrant ce fluide on pouvait guérir des personnes; il a guéri effectivement pas mal de monde avec plein de maladies différentes, vraiment c’est assez étonnant et ce qu’il faisait, lui, c’est qu’il regardait les gens dans les yeux, il les fixait dans les yeux et il prenait des plaques aimantées pour guider ce fluide dans le corps; ce qu’il s’est rendu compte par la suite, c’est que même sans plaque aimantée simplement en bougeant les mains et en regardant dans les yeux, ça marchait aussi.

Ca a été assez étonnant de constater que ce n’est pas forcément une force à l’intérieur même si elle est là simplement mais il y a un grand pouvoir de suggestion et de croyance qui va jouer dans la guérison.

Ensuite, il y a un autre nom qui est connu pour les gens qui font l’hypnose, c’est le Marquis de Puységur qui est un français, il s’est rendu compte lui qu’en fait quand on voit ça ce n’est pas forcément cette force, ce magnétisme animal qui joue c’est plutôt en fait le fait de mettre les gens dans ce qu’on appelle une transe, donc un état de relaxation profond et de leur donner des instructions et donc lui, ce qu’il disait, c’est que c’est la pensée en fait, c’est notre pensée, ce sont nos croyances qui nous guérissent et c’est effectivement ce qu’on dit depuis le début,  nos pensées peuvent nous construire ou nous détruire à chaque instant et puis il y a ce fameux chirurgien écossais James Braid qui a utilisé pour la premiere fois le mot « hypnose » en fait neuro -hypnotisme ensuite c’est devenu hypnose et lui, il se rendait compte qu’il y avait effectivement dans notre esprit deux parties, il y a l’esprit conscient et l’esprit inconscient et ce qu’il disait c’est important de fatiguer l’esprit conscient, fatiguer une certaine partie du cerveau pour travailler avec une autre partie du cerveau et il a guéri pas mal de monde en mettant les gens dans cet état de transe qu’il a beaucoup étudié et en étant dans cet état particulier, il pouvait vraiment guérir des personnes par la suggestion, par les croyances positives.

Alors, les noms de maladies, c’est assez impressionnant, je ne les ai pas, mais ça va être de la polyarthrite, ça va être des problemes allergiques, on va d’ailleurs parler des allergies et donc, on voit la puissance mais à l’époque, il n’y avait pas des mesures scientifiques comme aujourd’hui; en fait, ce qu’on se rend compte, c’est que toutes ces personnes-là que ce soient aussi d’autres noms, il y a le médecin Vernen qui est tres connu aussi dans l’histoire  de l’hypnose, qui a montré qu’en fait que la suggestibilité est naturelle chez les êtres humains, ce n’est pas juste certaines personnes qui sont suggestibles, qu’on peut guérir c’est vraiment pratiquement tout le monde.

Toutes ces personnes ont un point commun, c’est qu’ils travaillent sur quoi, en fait : toutes ces personnes, c’est qu’ils travaillent sur ce qu’on appelle l’état d’esprit.  Ces personnes travaillent sur un état d’esprit.

Et, c’est ce que faisaient les médecins pendant la deuxieme guerre mondiale notamment sur les gens qui étaient traumatisés et ils utilisaient ces techniques et ce que font aujourd’hui les médecins civils c’est finalement la même chose sauf qu’ils n’utilisent pas la transe, ils vont simplement utiliser la croyance, la suggestibilité en donnant des pilules de sucre et comme les personnes reçoivent ça d’un médecin et bien, ils ont confiance, ils y croient, ils ont donc une attente  positive de guérison et ça fonctionne dans beaucoup de cas.

Alors, dans combien de cas ça fonctionne ? Et bien, c’est ce qui a été étudié par la suite et déjà je voudrais faire un lien maintenant entre l’hypnose et le placebo puisque j’ai parlé un peu d’hypnose, à votre avis, quel est ce lien ?

Et bien, le lien est le suivant, c’est qu’en fait l’hypnose c’est du placebo avec une transe en plus ou si vous voulez le placebo, c’est de l’hypnose sans la transe, c’est exactement la même chose.

C’est pour ça que ça me passionne, c’est vraiment ce qui relie le placebo à l’hypnose, c’est finalement ce pouvoir que nous avons en nous, le pouvoir de nos croyances. 

Alors, le placebo, je le rappelle ça veut dire « je plairai » ça veut dire « je ferai du bien »et le nocebo, ça veut dire « je nuirai », ça vient du latin.

Et l’effet nocebo avait déjà été étudié dans les années 1940, j’en avais parlé dans la deuxieme vidéo et notamment des vomissements anticipatoires chez les gens qui vont faire une chimio par exemple, ça a beaucoup été étudié à Harvard aussi notamment sur ce qu’on appelle les

envoûtements, les vaudoux, les gens qui créent des envoûtements, des gens qui donnent des envoûtements et puis il y a des gens qui tombent malades, malades tres forts,  jusqu’à en mourir parfois; on s’est rendu compte, en fait, quand on étudie ces gens, ça a été étudié à Harvard dans les années 1940, que ces gens n’avaient en fait aucune maladie, n’avaient aucune raison, n’avaient pas été empoisonnés alors, ils sont morts de quoi et bien, ils sont morts de leurs croyances en fait.

Et, ça a commencé ensuite à être tres étudié cet effet placebo d’une maniere plus scientifique par une étude qui a vraiment fasciné le monde scientifique en 1962, c’est une étude au Japon sur des enfants qui sont hautement allergiques à un produit qui s’appelle le « sumac vénéneux».

Alors cette étude sur les enfants au Japon, elle a été incroyable, c’est qu’en fait on a pris du sumac vénéneux, et on a présenté une feuille sur laquelle il n’y avait absolument rien dans un premier temps,  il n’y avait rien sur la feuille, on a frotté cette feuille sur leur avant-bras gauche et on leur a dit à tous que sur cette feuille, il y avait du »sumac vénéneux » alors on a frotté la feuille sur l’avant-bras gauche et qu’est-ce qu’il s’est passé ? C’est qu’ils ont tous développé, 100 % d’entre-eux, ils ont développé une réaction allergene assez forte, c’est assez incroyable le pouvoir de la suggestion, vous voyez.

Apres, ce qu’on a pris pour le bras droit, on a pris une autre feuille sur laquelle on a dit qu’il n’y avait rien cette fois-ci,  mais en fait on avait mis du sumac vénéneux sur la feuille, on a frotté le bras droit et là, qu’est-ce qu’il s’est passé ?  Et bien, 80 % des enfants n’ont rien eu et 20 % ont eu quand même des réactions allergenes, c’est normal puisqu’il y avait eu un produit dessus.

Mais ça veut dire que 80 % des enfants n’ont pas eux, ça veut dire qu’en fait la croyance est plus forte que la réaction que le produit allergene.

Ca veut dire qu’en fait le corps va surpasser notre environnement, le corps va pouvoir en fait maîtriser jusqu’à notre systeme immunitaire.

Et, c’est comme ça qu’est née cette nouvelle science appelée la « psycho-neuro-immulogie » dans les années 1960, qui en fait, étudie le pouvoir des pensées et des émotions sur le systeme immunitaire.

Ca a été fait également cette expérience sur des gens qui ont de l’asthme, on a pris un inhalateur, donc les gens ont de l’asthme et dans le premier inhalateur on a dit qu’il y avait un produit qui allait créer de l’asthme et ils ont tous eu de l’asthme, ça commençait à piquer alors qu’il n’y avait absolument rien, ce n’était que de la vapeur d’eau et on a fait l’inverse de l’autre côté, on leur a dit qu’il y avait quelque chose qui allait les guérir de leur asthme, qui allait les calmer et il n’y avait aussi que de la vapeur d’eau mais ils ont tous été calmés, leurs symptômes d’asthme ont disparu.

Donc tout ça, c’est assez incroyable.

Alors, ensuite, je termine, c’est qu’en fait on se rend compte que notre croyance, nos attentes face à ce qui va se passer conditionnent en fait ce qui va se passer.

Et, c’est intéressant aussi, on appelle ça en psychologie,  les prophéties auto réalisantes, c’est intéressant de se rendre compte que si nous croyons quelqu’un qui nous fait peur, si nous écoutons des personnes et si nous croyons en elles et ces personnes nous font peur, nous alarment sur quelque chose, ça va avoir des réactions sur notre corps immédiat d’où l’importance effectivement de savoir qui on écoute.

C’est pour ça que souvent en hiver, on va avoir peur de la grippe et  les médias vont nous faire peur de ça et beaucoup de gens vont tomber malades alors il y a certainement une proportion de gens qui sont malades parce qu’ils ont peur de tomber malades.

Et là, je vais lire un petit passage du livre que je trouvais vraiment sympa par rapport à ça :

« sommes-nous plus susceptibles de souffrir d’arthrite, d’articulations douloureuses, d’une mémoire défaillante, d’une énergie déclinante et d’une libido amoindrie alors que nous vieillissons et ce, par le simple fait que cet état supposé correspond à une version de la vérité que les médias, les agences de publicité et les chaînes de télévision cherchent à nous imposer ? Quelles autres prophéties auto-réalisatrices créons-nous dans nos esprits sans avoir conscience de ce que nous faisons ? Et « Quelles vérités inévitables pourrions-nous inverser avec succes en modifiant simplement notre façon de penser et en choisissant de nouvelles croyances ? » 

Et là, je vous renvoie à la deuxieme vidéo où j’ai parlé effectivement de l’importance de l’état d’esprit optimiste ou pessimiste, on a bien vu que les personnes qui sont optimistes sont des personnes qui vont guérir plus vite, vont vivre plus longtemps, c’est même le meilleur prédicateur d’une guérison, c’est même d’ailleurs indiqué dans les études scientifiques que l’état d’esprit est un des meilleurs prédicateurs pour une guérison notamment chez les personnes qui ont le cancer.

Alors à partir des années 1960-10/1970, on s’est rendu compte que le placebo a des effets chimiques sur le corps, on le sentait, on le voyait mais on ne l’avait pas constaté.

 

Qu’est-ce qu’on a constaté dans les années 1960-10/1970, c’est qu’en fait le placebo libere des endorphines.  Alors, sur des patients dentaires notamment, on a utilisé des personnes dentaires qui étaient opérés et on a leur a dit qu’on allait leur mettre un anesthésiant, une sorte de morphine et en fait, c’était du placebo et évidemment ce qui s’est passé, c’est que les personnes qui n’avaient pas d’anesthésiant mais qui pensaient qu’ils en avait un et bien effectivement n’avaient pas mal et en fait comment est-ce qu’on a pu prouver que les endorphines créaient leur propre morphine et bien en fait, on leur a administré par la suite une autre substance qui s’appelle le  naloxone qui est en fait un antimorphinique si on peut dire, ça veut dire que ça va bloquer les récepteurs de la morphine et ce qui fait que les patients ont de nouveau eu mal en prenant ce naloxone.

Ca veut bien dire qu’en fait, les patients avaient créés leur propre morphine intérieure donc en fait nous avons effectivement comme je l’avais dit dans la deuxieme vidéo et en résumé de ce livre, c’est que nous avons une pharmacie à l’intérieur de nous.

Et, vous verrez dans la quatrieme partie, on va en parler encore plus, c’est assez incroyable, ça avoir des effets sur notre jeunesse, sur notre santé physique, sur notre confiance en nous, etc…

Ensuite, je ne peux pas passer sous silence cette expérience qui m’a fasciné et qui a fasciné les chercheurs, qui a pris pas mal d’années pour comprendre comment ça fonctionnait, c’est l’expérience sur les rats.

Parce qu’en fait parallelement à ça, il y a eu beaucoup d’études sur le conditionnement, vous savez ces fameux chiens de Pavlov qui ont appris à saliver alors qu’il y a de la nourriture; chaque fois qu’ils vont manger on leur prend la nourriture et on fait sonner une clochette et puis apres, on fait juste sonner une clochette et les chiens vont saliver.

Donc, ces études sur le conditionnement ont été poussées  assez loin et on s’est rendu compte que nous sommes tous pour la plupart d’entre-nous conditionnés à réagir de plein de façons différentes et on se rend compte en fait que même les animaux comme les êtres humains peuvent être conditionnés et donc on s’est rendu compte qu’en fait même les rats pouvaient être conditionnés avec de l’effet placebo à mourir donc c’est l’effet nocebo alors qu’est-ce qu’on a fait, c’est qu’en fait, on a pris des rats (au début, ce n’était même pas une étude là-dessus d’ailleurs) ça a été découvert un peu par hasard, c’était en fait une étude sur le conditionnement et on a essayé de comprendre combien de temps les rats allaient maintenir leur conditionnement donc on a donné de l’eau sucrée aux rats, les rats adorent ça et on a mis dedans un produit qui va donner des maux de ventre chez le rat et on allait étudier combien de temps ce conditionnement allait durer.

On s’est rendu compte, qu’en fait, sans le savoir ce médicament qu’on injectait dans l’eau sucrée en fait c’est quelque chose qui allait tuer les rats par effets secondaires, c’est-à-dire qu’en fait ça allait vraiment bousiller leur systeme digestif et leur systeme immunitaire diminuait et ils allaient en mourir.

Donc, les rats mouraient et alors le chercheur ce qu’il a fait, c’est qu’ils ont directement enlever ce médicament et ils ont juste donné de l’eau sucrée.

Mais qu’est-ce qu’ils se sont rendus compte par la suite c’est que les rats continuaient de mourir et ça, ça les a jetés dans un abîme de perplexité et il y a eu un immunologue tres   connu, quelqu’un qui travaillait dans l’immunologie,  qui a essayé de comprendre, ils ont travaillé de concert pour essayer de comprendre mais comment ça se fait que les rats mouraient  avec simplement de l’eau sucrée; ils se sont rendus compte en fait, que c’est une question d’association, de conditionnement.

Ca veut dire qu’en fait les rats, par leur pensée animale, ont associés donc, c’est tres primaire, les réactions de l’eau sucrée à une réaction immunitaire.

Donc, les rats prenaient l’eau sucrée en croyant qu’en fait c’était comme avant et en fait, ce taux sucré faisait en sorte que ça supprimait leur systeme immunitaire, ils savaient qu’ils allaient avoir ça quelque part si vous voulez, c’est tres primaire, il y a l’association entre le médicament et la baisse du systeme immunitaire

Et, ça s’est fait ce qui fait que les rats sont morts malgré qu’ils ne prenaient que de l’eau sucrée, donc vous voyez que c’est assez fort, c’est là qu’on s’est rendu compte que cette puissance du mental et des croyances est énorme et dans les années 1960-10/1970 et dans les années 1980 et dans les années 1980-10/1990 par la suite, il y a eu beaucoup, beaucoup de livres qui sont sortis sur ce sujet; on a commencé à parler du pouvoir de la pensée, la pensée positive, c’est là que sont sortis tous les livres de développement personnel sur la pensée positive, il y a eu des cas célebres notamment Cousins, un américain, un rédacteur en Chef pour un journal prestigieux aux Etats-Unis qui était atteint d’un cancer et qui s’est guéri en lisant ça « il s’est dit, moi, je vais me guérir de mon cancer » et lui, ce qu’il a fait, c’est qu’il a regardé des films comiques pendant des semaines, des semaines, il n’a regardé que des films comiques, des Marx Brothers, des films comiques en fait,  il a rigolé et en fait il s’est guéri par le rire, par des pensées positives, par des croyances positives, il était persuadé qu’il allait guérir et effectivement il a guéri et on s’est rendu compte qu’avec ce genre de cas on va jusqu’à modifier des gênes qui sont porteurs de maladie, donc ça va tres, tres loin.

On parlera de la génétique dans la quatrieme vidéo, donc ça va jusqu’à modifier l’expression des gênes.

Et pour terminer, je voudrais vous dire qu’en fait fin des années 1980-10/1990, dans les années 2000, entre 2000 et 2010, il y a eu beaucoup de méta-études sur l’effet placebo, c’est des études qui reprennent toutes les données des études sur le placebo et qui vont observer qu’est-ce que toutes ces études donnent finalement, quelle est la tendance.

On s’est rendu compte que sur une étude qui comportait plus de 2.500 personnes sur l’effet placebo; qu’en fait, l’effet placebo en fait était plus efficace que la plupart des antidépresseurs alors ça c’est assez étonnant, ça a été refait ensuite sur une dizaine d’années cette étude sur plus de 5.000 personnes, on s’est rendu compte que l’effet placebo d’une maniere tres précise est plus efficace que 80 % que les antidépresseurs les plus classiques que vous connaissez tous, que vous prenez peut-être.

Alors, ce n’est pas valable sur tout le monde, sur les dépressifs séveres, ça ne fonctionne pas; sur la plupart des gens, ça fonctionne à 80 %,  c’est énorme, c’est une méta-étude sur 5.000 personnes et je termine avec cette conclusion extraordinaire ça veut dire qu’en fait notre état d’esprit, la vision qu’on a sur les choses, nos croyances vont nous influencer plus que le produit, plus que l’environnement.

C’est pour ça que je vais vous inviter si vous prenez de temps en temps des compléments alimentaires ou si vous prenez des médicaments et je vais terminer avec ça, c’est que je vais vous inviter à porter un regard neuf sur votre médicament ou sur votre complément alimentaire ou simplement sur ce que vous mangez, vous mangez des légumes, vous prenez du magnésium, vous prenez des Oméga 3, vous devez prendre des médicaments et je vais vous inviter à vous replonger comme je le fais parfois dans la lecture de ce que ça apporte, par exemple, moi, quand je prends des compléments alimentaires, j’aime beaucoup avant de le prendre me rappeler mais qu’est-ce que ça m’apporte ce complément alimentaire donc je vais relire tout ce que ça apporte, je dis wouah c’est génial et donc je prends ce complément alimentaire et je suis certain que ça a un effet beaucoup plus positif même si il n’y avait rien dedans que le médicament est inerte parce qu’il a été irradié ou qu’il n’a plus de principe actif parce que parfois on nous vend n’importe quoi, je suis sûr qu’en étant dans cet état d’esprit, ça me fait du bien.

Et il y a des gens qui prennent des médicaments en se disant : ouais, je prends ça mais ça ne sert à rien, évidemment c’est sûr que ça ne va servir à rien. Donc, je pense qu’un état d’esprit est fondamental donc, je vous invite en conclusion à poser un regard positif sur ce que vous ingérez que ce soit des compléments alimentaires, que ce soit de la nourriture ou que ce soit des médicaments en vous rappelant en allant chercher la brochure qui vous rappelle tout ce que ça vous apporte de bien dans votre corps.

A bientôt dans la quatrieme vidéo pour parler de la suite, ça va être fascinant aussi.

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