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Les deux erreurs que nous commettons presque tous quand il s’agit d’envisager le bonheur

Les deux erreurs que nous commettons presque tous quand il s’agit d’envisager le bonheur

Pour comprendre ces deux erreurs, j’ai préparé et mis il y a un mois sur ma page d’accueil un sondage sur le bonheur qui ne comportait qu’une seule question : Si vous deveniez très pauvre demain, cela changerait il quelque chose à votre bonheur ?

 Nous allons analyser ensemble dans cet article les réponses. Sachez déjà que je pense, tel Rudyard Kipling dans son poème « Tu seras un homme mon fils » que pour être heureux vous devez  être prêt à tout perdre, … sans dire un seul mot, sans un geste et sans un soupir !

 Pour être vivre heureux et serein, préparez-vous à tout perdre

Je ne suis pas négatif et ne souhaite en aucun cas vous stresser. Simplement sachez qu’une personne vivant un bonheur authentique et durable est une personne qui est prête à perdre tout ce qui est de l’ordre de l’avoir (les biens matériels et les signes de reconnaissance sociale), tout en sachant qu’elle ne perdra jamais l’essentiel.

Et même si tout se passe bien et qu’elle ne perd rien, le fait de s’y être préparé mentalement lui fait apprécier d’autant plus chaque richesse de son existence.

Je suis passionné par le bonheur et j’ai créé ce blog pour partager les stratégies du bonheur au maximum de personnes, afin de faire du bien en réduisant la souffrance et le stress autour de moi, du mieux que je peux.

Je pourrai me contenter de rester théorique dans ces notions, ne prenant ainsi pas de risque de me tromper en répétant de belles phrases sur le bonheur mais il me semble bien plus utile, au risque de parfois vous froisser, de confronter ces beaux principes et les stratégies du bonheur à la réalité notamment économique qui est la nôtre.

Un des scénario possibles auquel nous devons nous préparer concernant la crise financière mondiale que nous traversons est que nous perdrons beaucoup, vraiment beaucoup de notre pouvoir d’achat.

C’est une hypothèse tout à fait réaliste que font un grand nombre d’experts et pour s’y préparer vous pouvez bien entendu diversifier vos actifs, vos investissements, préparer des plans de retraite dans des contrées moins touchées par cette crise mais cela ne suffira sans doute pas.

Il vous faut aussi si vous souhaitez vivre sereinement et dans un bonheur authentique vous préparer psychologiquement et sans doute remettre en question certains paradigmes sur le bonheur.

Pour illustrer ces paradigmes inadaptés qu’il faut donc remettre en question selon moi, j’ai créé le mois passé un petit sondage sur le sujet.

Vous avez été plus de 350 personnes à répondre à mon sondage sur le Bonheur présent sur mon site (certains m’ont également répondu sur le même  sondage que j’avais placé sur des plateformes réputées).

Voici les résultats surprenants et riches d’apprentissages de ce sondage :

Mon sondage posait la question suivante :

Si vous deveniez très pauvre demain, cela changerait il quelque chose à votre bonheur ?

 Et voici les réponses des internautes comprenant la vôtre peut-être :

  • Sans doute oui… (41%, 143 Votes)
  • Non pas vraiment (24%, 84 Votes)
  • Je ne sais pas … (17%, 59 Votes)
  • Oui bien sûr ! (14%, 49 Votes)
  • Sans doute non … (8%, 28 Votes)

Pourquoi ce sondage est-il riche d’apprentissages ?

 Tout d’abord parce que le nombre de personnes pensant que la pauvreté changera leur niveau de bonheur est plus grand que le nombre de personnes pensant que cela ne le changera pas.

 Ainsi  les personnes pensant que la pauvreté changerait leur niveau de bonheur sont :

  • Sans doute oui… (41%, 143 Votes) et
  • Oui bien sûr ! (14%, 49 Votes)

Soit 60% des votants

 Et les personnes pensant que la pauvreté ne changerait pas leur niveau de bonheur sont :

  • Non pas vraiment (24%, 84 Votes)
  • Sans doute non … (8%, 28 Votes)

Soit 32% seulement des votants

 Tout d’abord merci à tous les votants d’avoir répondu avec authenticité et transparence.

 C’est également faire preuve d’humilité de reconnaître que le niveau de bonheur changerait si le niveau de richesse diminuait fortement et à fortiori si vous avez lu mes articles ou livres sur le bonheur.

 Ce sondage est riche d’apprentissages car nous comprenons que pour une majorité de personnes (60% minimum) leur niveau de bonheur est conditionné à leur niveau de richesse.

 Pour ces personnes dont peut être vous, il y a comme un paradigme qui énonce que « devenir pauvre est synonyme de malheur », en tout cas de diminution de leur niveau de bonheur (je ne connais pas dans le détail les explications des uns et des autres mais j’en ai une idée générale après plus de 100 conférences interactives sur le sujet ces dernières années :-).

 La première erreur que nous commettons presque tous quand il s’agit d’envisager le bonheur est que nous ne remettons pas en question ce paradigme.

Voici pourquoi en 3 points il s’agit selon moi d’une erreur :

 1)       il est aisé de constater que beaucoup de personnes pauvres sur terre sont réellement heureuses. L’émission « En terre inconnue » l’avait bien démontré et plusieurs d’entre nous avons eu la chance de voyager dans des pays lointains pour constater que des êtres humains savent vivre heureux et avec peu. Les enfants en sont une belle démonstration, qu’ils soient éduquées en milieu pauvre ou riche, s’ils reçoivent des marques s’amour et de tendresse stables, ceux-ci sont heureux.

 2)      Si le bonheur était corrélé au niveau de richesse, sans doute très peu de gens sur terre seraient heureux, or nous l’avons vu beaucoup de personnes pauvres sur terre sont réellement heureuses.

 3)      Si le bonheur était corrélé au niveau de richesse les gens riches devraient être très heureux, or nous savons que ce n’est pas du tout le cas et les nombreux suicides ou dépressions chez les gens fortunés nous indiquent qu’il y a d’autres paramètres plus pertinents pour le bonheur.

 Les votants qui sont dans ces 60% imaginent souvent qu’ils perdront l’essentiel, par exemple ils peuvent penser :

Si je devenais très pauvre, ce serait très désagréable, je ne pourrais plus voyager, m’amuser comme avant,  …… acheter ce que j’aime, aller au cinéma, au restaurant, faire du shopping,…….  je serai moins libre, je devrai arrêter mes cours de chant je devrai vivre dans un deux pièces,……………..  je devrais travailler dur dans quelque chose que je n’aime pas, ………… ou pire je devrai me contenter de l’aumône si je ne trouve pas de travail et donc je ne serai pas très heureux.

 Voici la deuxième erreur que nous commettons presque tousc’est celui de confondre plaisirs et bonheur, joie et bonheur, épanouissement et bonheur. La joie, les émotions positives, l’épanouissement dépendent tous de l‘extérieur.

 Le bonheur lui vient de l’intérieur uniquement.

 En d’autres termes, si tout ce que je viens de décrire en haut arrivait cela ne changerait pas votre niveau de bonheur, mais cela changerait par contre certainement votre niveau de plaisir et d’épanouissement…

Ce serait bien évidemment très désagréable convenons-en. Mais ces désagréments ne modifieraient en rien votre bonheur, tant que vous n’en faites pas une condition pour être heureux.

 Tout cela créera des émotions négatives, une chute de plaisirs, de moyens de vous épanouir, mais cela ne pourra pas modifier votre niveau de bonheur.

 Seulement, penser le contraire vous rendra certainement malheureux et même si cela n’arrive pas, stressé et anxieux que cela puisse arriver avec la crise par exemple. Il vous faut donc absolument remettre en question ce paradigme.

 Je vous invite à y réfléchir :

 Tous ces avantages menacés par une chute possible de votre niveau de vie sont-ils essentiels pour votre bonheur ? Si oui pourquoi ?

Ne sont-ils pas des moyens d’obtenir quelque de chose de plus fondamental qui peut être obtenu simplement autrement, même en étant pauvre ?

Au fond où est l’essentiel ?

 Dans le prochain article je répondrai à ces questions et vous parlerai de la définition du bonheur, de ce qu’il est réellement et de la possibilité d’AVOIR peu tout en ETANT très .. heureux !

 Bien entendu que cela ne nous empêche pas de vouloir nous épanouir, d’avoir et de jouir des plaisirs de la vie et de l’argent mais le tout sans en être esclaves. On peut être riche et heureux, bien entendu et c’est bien plus agréable.

 Mais encore une fois pour pouvoir jouir sereinement de notre richesse il importe de pouvoir tout perdre, sans que cela puisse changer un iota de notre bonheur intérieur.

 En attendant la suite avec un deuxième article qui explicitera ce bonheur intérieur, faites-moi part de vos commentaires, j’en serai très heureux !

 Si vous deveniez très pauvre, qu’est-ce qui vous manquerait le plus ? 

Notez vos réponses dans les commentaires en bas 🙂

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Pour être heureux, soyez comme un enfant et pensez peu !

Pour être heureux, soyez comme un enfant et pensez peu !

Les jeunes enfants sont souvent inspirants : ils sont totalement dans l’instant présent, là ou seul le Bonheur se trouve ! 

Comment font ils ?

Ils ressentent le Bonheur, ils ne le pensent pas, ils pensent peu d’ailleurs.

Tout comme  les personnes vivant un Bonheur authentique, ils pensent peu, ils ressentent beaucoup.

On ne pense pas le Bonheur, on le ressent.

Comment y arriver ?

.. En ralentissant l’excès de pensées pour retrouver notre capacité naturelle à jouir de la vie.

Examinons cette compétence.

Où est le bonheur ?

Pourriez vous être plus heureux ailleurs et plus tard que là ou vous êtes en ce moment précis ?

Si vous répondez oui cela veut dire que vous pensez que le bonheur est ailleurs et plus tard et donc vous ne le vivez pas.

Or il ne peut exister que dans le présent, ici et maintenant pendant que vous lisez ces lignes.

« Ah qu’est ce que je serais heureux quand je serais heureux.. » ironisait Woody Allen.

Un bonheur imaginé, rêvé, nos pensées projetées dans le futur nous font rater l’instant présent là ou seul le bonheur peut être ressenti.

Êtes vous réellement là ?

Lorsque nous ne sommes pas dans l’instant présent nous sommes dans une dimension parallèle, composée de mondes mentaux.

Nous sommes ainsi a-liénés car coupés de la réalité du présent.

Ces principaux mondes mentaux se nomment jugements, suppositions, désirs, comparaisons et autres jugements. Ils nous coupent du présent et pire encore déclenchent souvent en nous des émotions d’anxiété, de tristesse et de colère mais aussi heureusement parfois de joies.

Exemples :

  • Devant le retard de votre compagnon vous supposez celui blessé ou avec une autre, vous voilà anxieuse.
  • Vous jugez le retard de votre collègue comme irrespectueux, vous voilà déçu(e) ou énervé(e) etc.
  • Vous imaginez vos prochaine vacances, vous voilà joyeux.

Je pense donc je ne suis pas !

Lorsque nous pensons, nous ne sommes plus dans le présent car si nous sommes totalement dans le présent, notre attention est portée non pas sur des pensées mais sur notre ressenti d’être vivant et connecté.

Être c’est donc avant tout ressentir et non penser.

Pourtant la pensée peut être utile pour résoudre des problèmes et peut être aussi source de joies.

Elle n’est donc pas mauvaise tant que nous sommes capables grâce à notre conscience de la maîtriser en la stoppant ou en la dirigeant vers ce qui est constructif.

De nombreuses recherches en psychologie positive font état que les personnes ayant une pensée constructive bénéficient d’une vie plus longue, d’une meilleure santé, de relations plus harmonieuses que la moyenne (voir autres articles sur le site à ce sujet).

De plus la capacité de ne pas penser commence à être étudiée aussi et est corrélée avec une plus grande résistance au stress et un grand plaisir de vivre.

Méditons en conclusion cette constatation :

Si nous ne nous occupons pas de nos pensées, nos pensées s’occupent de nous pour notre plus grand malheur..

Bonne Méditation 🙂

Eric

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Etes vous Heureux ou Joyeux ?

Etes vous Heureux ou Joyeux ?

La question peut sembler anodine ou amusante et pourtant … elle me semble primordiale… Pourquoi ? 

Parce qu’un des stratégies fondamentales pour être véritablement heureux est la capacité de distinguer Joie et bonheur.

Cela n’est pas si simple.

En effet le stress et le malheur arrivent quand nous confondons joie et bonheur.

Ce sont deux états complètement différents.

  • L’un est tourné vers l’extérieur et en dépend (état de joie), l’autre est tourné vers l’intérieur, c’est le bonheur sans conditions et dans l’instant.
  • L’un est une réaction émotionnelle face à un évènement extérieur (la joie), l’autre est l‘état psycho-physiologique naturel de l’être humain qui peut être trouvé grâce à l’utilisation de notre conscience et ce quelques soient notre âge, notre richesse, notre niveau social ou notre niveau d’intelligence.

Le bonheur est inconditionnel et à l’inverse de la joie est sans raison.

Il est inconditionnel car

  • le bonheur ne dépend d’aucune condition extérieure (outre les besoins physiologiques de base qui doivent être remplis bien entendu)
  • et il est sans raison car dès que nous mettons une raison à notre bonheur, ce n’est plus du bonheur mais de la joie.

Dès que nous nous disons « je suis heureux parce que j’ai ceci ou cela » ou que nous formons un nouveau projet… notre bonheur est bien fragile car, sans le « ceci ou cela » ou le projet, nous voilà bien malheureux…

« Enfin il fait beau, je suis heureux… », « Ah je suis en vacances, je suis heureuse ». Ah bon ?

Et quand il fait mauvais, nous sommes malheureux alors ?

Et quand nous ne sommes pas en vacances, est-il vraiment impossible d’être heureux ?

Nous le constatons aisément, le bonheur ne dépend pas d’un quelconque évènement extérieur.

par contre ces évènements apportent de la joie, nous rendent joyeux, et c’est magnifique !

Où que nous soyons (outre les cas extrêmes), nous pouvons être heureux si nous savons être présents.

Or qu’est-ce qu’être présent ?

C’est avant tout ne pas confondre joie et bonheur.

Les joies sont toutes extérieures et le bonheur est intérieur.

Nouveau projet, nouvelle maison, vacances, nouveau compagnon, compagne, moments de détente etc. sont toutes des joies qu’il est bon d’apprécier mais qu’il est tout aussi bon d’appréhender pour ce que ces évènements sont réellement : des moments de « bonus », des moments agréables dont nous ne devons pas être pas esclaves.

Recherche de la joie (désir) et stress

Alors pourquoi se focaliser, comme le fait la grande majorité des être humains, sur ces évènements extérieurs ?

Car dès que l’on se focalise sur ces joies-là, le stress arrive, provoqué par la peur de perdre, l’anxiété de ne pas avoir, la colère puis la tristesse que les évènements ne sont pas conformes à ce que nous attendions.

Un simple exemple illustre à quel point nous sommes focalisés à outrance sur les joies et pas assez sur notre bonheur :
Vous avez prévu d’aller au cinéma (théâtre, soirée, dîner, sortie..) et un évènement imprévu comme un retard ou le mauvais temps vous fait manquer cet évènement… la déception vous envahit alors et votre humeur en prend un coup pour quelques heures…

Au fond, l’être qui développe sa conscience ne devrait pas être touché par cet évènement manqué car pour lui cet évènement n’a pas de réelle importance, il n’est que secondaire, c’est une joie manquée, il y en aura d’autres, l’essentiel est toujours là : le bonheur d’exister.

Le bonheur est l’état naturel, quasi hormonal, chimique de l’être humain quand celui-ci n’est plus obnubilé par les joies extérieures.

Aucune espérance de joies extérieures ne vient troubler son bonheur intérieur.

Bon entrainement et bon discernement  ! 🙂 Eric

Et vous ? Arrivez-vous à faire cette distinction entre les deux ? Vous est-il arrivé de les confondre pour votre plus grand malheur ? Arrivez-vous à courir après les joies sans en être esclaves ?

Faites moi part ici en bas de vos commentaires, ça m’intéresse ! 🙂

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Interview par une journaliste de Bio Info

Interview par une journaliste de Bio Info

Voici une interview de moi qui a été publié dans le journal Bio Info en juin 2008. Je suis retombé dessus par hasard et en la relisant, je trouve qu’elle résume les grands principes de ce site 🙂

1. Votre ouvrage est intitulé Le bonheur ou le stress, la décision de chaque instant. Gérer son stress, au quotidien, permettrait, selon vous, d’accéder au bonheur ? Un bien grand mot que celui du « bonheur »….dans ce contexte, non ?

Ce que je propose à travers ce livre et les techniques qui y sont expliquées c’est non pas de simplement gérer son stress, ce qui est déjà bien, mais d’aller beaucoup plus loin et de vivre sans stress. Hors vivre sans stress, c’est vivre dans la sérénité et le bonheur.. cela peut paraître impossible et pourtant certaines personnes y arrivent.
Evidemment le défi est énorme. Mon pari qui est aussi celui de la plupart des grands enseignements spirituels est d’arriver à vivre sans stress dans un monde hyper stressant et nous en sommes tous capables. Le vrai bonheur est un état sans stress.

2. Vous êtes spécialiste de l’apprentissage des stratégies du bonheur. Le bonheur, cela s’apprend ? Comment ?

Le bonheur ne s’apprend pas car c’est l’état d’équilibre naturel de l’être humain. Par contre l’aptitude au bonheur,
c’est à dire la capacité à vivre de manière saine et équilibrée en pleine conscience s’entraine. Le bonheur est ce
que nous ressentons naturellement quand nous ne sommes pas conditionnés au malheur.

Tout le monde souhaite vivre le bonheur mais tout le monde est très doué pour réussir à être malheureux comme disait avec humour Watzalwick dans Faites vous même votre malheur. Mon approche est qu’ avant de vouloir apprendre à être heureux il faut d’abord vouloir désapprendre à être malheureux.. car nous avons appris le malheur à notre insu depuis tout petit, en quelque sorte nous avons étés conditionnés au malheur.

Il faut donc comprendre le malheur et si on y regarde de plus près le malheur est une construction mentale et une suite de mauvais choix cognitifs et comportementaux qui déclenche une série de mécanismes biologiques qui donnent ensuite naissance à une véritable dépendance chimique au émotions négatives, c’est à dire au malheur. Si nous nous déconditionnons du malheur, le bonheur est directement accessible et ce quelque soit notre âge, notre niveau de richesse, de santé, de savoir, car c’est l’état naturel de l’être humain. Un peu comme les nuages qui cachent le soleil, si on chasse les nuages, on se rend compte que le soleil était toujours là.

3. N’est ce pas plutôt une question de philosophie personnelle, de prédispositions personnelles d’appréhension de la vie et de contexte personnel bien sûr en fonction des évènements fluctuants de la vie… ?

Tout cela joue beaucoup effectivement dans notre perception du monde et de nous mêmes. Cependant le
bonheur ne dépend en rien des évènements fluctuants de la vie. Le conditionnement au malheur commence par
la croyance que le bonheur s’acquiert à l’extérieur de nous (par l’accession à une situation affective, familiale,
professionnelle ou la possession de privilèges etc ..). Sauf cas extrêmes le bonheur est accessible à chaque
instant, ici et maintenant, pas ailleurs ni plus tard quand tel ou tel problème sera résolu ..

4. En deux mots, qu’est ce que la « nouvelle psychologie positive », encore peu connue en Europe et que faut-il retenir de celle-ci ?

Pour valider les stratégies que je développe je me suis basé sur la psychologie positive mais aussi sur les recherches en Intelligence Emotionnelle, sur le stress et sur la thérapie du mind fullness testé avec succès dans certains hôpitaux en Flandres et même maintenant à l’hôpital Erasme.

La psychologie positive a ceci de spécifique et d’extraordinaire qu’elle étudie ce qui rend les gens heureux. La psychologie classique a étudié pendant des décennie le malheur et a répertorié les maladies mentales, la psychologie positive étudie quand à elle la « santé mentale ». Pour ces nouveaux psychologues la santé mentale ne se limite plus à la seule « réduction des troubles neuropsychiatriques ». Comme le dit lui même le président de l’Association américaine de psychologie et le créateur de la nouvelle psychologie positive « Il ne s’agit plus d’aider les gens à passer de – 5 à 0 sur l’échelle de satisfaction, mais à permettre à chacun de passer de 0 à + 5. ». Toutes ces recherches sont fascinantes et préfigurent un avenir passionnant.

5. En résumé, quels sont les points essentiels des dernières recherches et trouvailles dans le domaine des neurosciences, et bien sûr, sur lesquelles vous vous appuyez pour mettre au point votre approche pédagogique du bonheur ? Votre modèle psychologique du bonheur ?

J’avoue que le « modèle psychologique du bonheur comme il est formulé me fait un peu peur… N’est ce pas réducteur ? : la formulation en tant que telle me semble réduire la complexité de l’homme…

Le modèle psychologique que je propose a plus pour intention de résumer les différents concepts du livre que de vouloir définir l’homme dans un cadre restreint. De plus j’ai constaté qu’à ce jour il n’existe aucun modèle psychologique du bonheur. J’espère que mon modèle contribuera a faire avancer la recherche appliquée. Les concepts que je développe pour ce modèle trouvent toutes leur références dans les dernières recherches notamment en neurosciences et dans le cadre de la psychologie positive. Nous n’en sommes qu’au début des recherches en ce domaine mais déjà citons la création d’une mesure physiologique – observable dans le cerveau – du bonheur, une mesure en temps réel – faite auprès d’un panel très varié de personnes et validée scientifiquement – de la perception du bonheur ainsi que la corrélation de plusieurs variables, telles la situation financière, sociale et affective, avec le niveau de bonheur mesuré.

La psychologie positive et ces travaux viennent aussi démontrer au moins quatre assertions du livre :

  1. l’importance de décider d’être heureux,
  2. l’importance fondamentale du lien humain et de la contribution (la quête de l’amour),
  3. l’importance du plaisir dans l’épanouissement et non dans le bonheur lui-même
  4. et enfin, le fait que le bonheur dépend de facteurs internes et non externes.

6. Le point essentiel de votre pensée est ce lien entre sciences et spiritualité que vous tentez de faire pour aider une personne dans sa quête de bonheur..

En effet, être heureux demande de développer sa conscience et l’amour total, notions qui sont traditionnellement du domaine de la spiritualité bien que la science commence à aborder ses notions. Etre heureux, c’est être dans la pleine conscience, dans l’amour, dans le lien l’infini. Etre heureux c’est donc être religieux, c’est à dire reli-gare, relié , et non a-liéné. On peut évidemment être athée ou n’appartenir à aucun système religieux et cependant être profondément religieux.

7. Comment conciliez-vous sciences et spiritualité(s), totalement opposés ?

Le bonheur est le point de jonction entre les deux. Le bonheur n’est plus l’apanage des religions ou de la
philosophie, il commence à être étudié en laboratoire, c’est tout à fait passionnant !

8. Vous sous-titrez votre ouvrage : 6 stratégies pour rester zen dans un monde en folie…En deux mots ?

Le vrai challenge dans le monde hyper stressant d’aujourd’hui est de rester serein au milieu de tout cette folie. S’isoler en haut du montagne pour trouver la sérénité est facile. Trouver la sérénité ici dans ce chaos est un vrai défi, un défi de chaque seconde.. des stratégies spécifiques sont nécessaires pour cela.

9. Le monde est malade, oui. Quelle est la plus grande maladie du monde en ce XXIe siècle extrêmement perturbant et perturbé ?

S’il fallait résumer en un mot la cause de toutes les souffrances et les horreurs que nous voyons, je dirais l’inconscience.

L’inconscience qui fait que nous cherchons le bonheur à l’extérieur de nous, que nous confondons plaisir et bonheur, désirs et réels besoins pour être heureux et que cela ne nous amène que frustrations et stress, donc souffrances, donc malheur. L’inconscience qui fait que nous réagissons tels des chiens de Pavlov à nos pulsions, nos hormones et nos conditionnements mentaux et qui nous empêche de vivre librement et en pleine conscience le présent.. là ou seul le bonheur se trouve.

Interview réalisée par Carine Anselme, journaliste

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