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Se libérer de « sa personnalité » .. (4/7 développement spirituel )

Se libérer de « sa personnalité » .. (4/7 développement spirituel )

Pour le 4eme jour de mon séminaire sur le développement spirituel , je voudrais vous parler aujourd’hui de personnalité; personnalité qui est la source souvent de nos mots, de nos souffrances, de nos troubles émotionnels.

Alors, qu’est-ce que la personnalité ?

D’où vient votre personnalité ?

C’est une question intéressante à se poser et on peut déjà faire une premiere distinction entre la personnalité et le tempérament.

Le tempérament, c’est plus quelque chose qui est d’ordre génétique, biologique.

La génétique, c’est ce qui va conditionner notre apparence physique, la grosseur de nos muscles, également notre propension, nos potentiels, nos différents potentiels, il y a des gens qui sont plus nerveux que d’autres.

Il y a des gens qui aiment le mouvement plus que d’autres, des gens qui ont différents types d’intelligence et donc notre tempérament a quelque chose de génétique, il y a des gens qui ont un tempérament plus calme, il y a des gens qui ont un tempérament plus nerveux et donc c’est

plus quelque chose qui est déjà là, quand on arrive, quand on naît sur cette planete et puis il y a la personnalité qui va se mettre au-dessus de ça. La personnalité, c’est quoi et bien en fait, c’est vous vous en doutez, c’est toutes ces programmations qu’on reçoit, c’est tous ces conditionnements, c’est toute cette culture, cette éducation qu’on a reçue ou on va, en fait, apprendre ce qu’on pourrait appeler des programmes, des programmes pour la politesse, des programmes pour ce qui est bien et ce qui est mal.

On a alors des enseignements, des apprentissages sur comment il faut se comporter dans le monde, comment est-ce qu’il faut réagir, ce qui est bon ou pas comme attitude.

Si, par exemple, on a eu des modeles de parents qui étaient tres discrets, qui ne voulaient pas faire de bruit, qui ne voulaient pas se faire voir, on va certainement être influencé par ça et

peut-être qu’on va nous-mêmes avoir cette tendance à être plus discret, on va dire oh ! Il a une personnalité très effacée.

En réalité, ce n’est qu’un programme, c’est-à-dire c’est quelque chose que j’ai capté, qu’on m’a fait comprendre; soit on me l’a dit : sois discret, ne te fais pas remarquer, c’est dangereux !

« Pour être heureux, vivons cachés », enfin, vous voyez ce genre de phrase.

Soit, on ne m’a rien dit, mais j’ai capté que c’était comme ça, qu’il fallait se comporter et on apprend souvent par punitions récompenses c’est-à-dire que si je suis quelqu’un de discret et bien, je veux que mes parents soient contents, ne me disent rien, ne me font pas de remarque.

Si je suis quelqu’un qui crie et qui est expansif, peut être dans ce cas là, dans cet exemple, je vais avoir mes parents qui vont avoir une mine un peu fâchée, je vais voir qu’ils vont être contrariés et donc, comme on veut tous être aimés; l’amour c’est quelque chose qui nous nourrit et bien, on va tout faire pour plaire à nos éducateurs alors c’est nos parents, c’est l’école et donc cette personnalité, c’est quoi en fait, c’est une illusion.

Pourquoi c’est une illusion ?

Alors là, on rentre plus dans le domaine plus spirituel ici, c’est une illusion parce que ce n’est qu’un ensemble de programmes et en fait, ce n’est pas quelque chose qui est unifié.

On a parfois des façons de réagir qui sont différentes, on n’est pas toujours la même personne suivant des contextes, on va se comporter différemment en famille ou en face d’une femme ou en face d’un homme ou au travail ou devant quelqu’un qui représente une autorité et en fait,

on va simplement appliquer des programmes qu’on a reçu; c’est un peu comme un ordinateur, si vous voulez, mais un ordinateur biologique et on va appliquer des programmes.

 

C’est important, si on veut s’éveiller dans le sens ou on veut être plus heureux, on veut sortir de l’inconscience, se réveiller, être plus heureux, c’est important de comprendre de là où on part, de là où on vient.

En fait, on part d’abord d’une programmation et de se rendre compte qu’on a des programmes qui ne sont pas nous, en fait, on n’a pas choisi notre culture, on n’a pas choisi nos habitudes alimentaires, ni nos habitudes de communication, nos réactions, notre non-verbal,

tout ça c’est completement un apprentissage et ce n’est pas vraiment nous !

Alors peut être que ça peut nous plaire mais cette façon de manger, cette façon de s’habiller, cette façon de parler, est-ce qu’on l’a vraiment choisie et bien non, on ne l’a pas choisie et peut être que ce n’est pas vraiment ce qui nous convient le mieux.

Ce n’est peut être pas du tout ce qui est en accord avec notre être profond alors c’est intéressant de comprendre aussi qu’une grande cause de souffrance c’est notre identification, notre identification à toute cette personnalité car en fait nous ne sommes pas cette personnalité, nous sommes beaucoup plus que ça et quand nous essayons de nous limiter à une personnalité; c’est là que les problemes arrivent, on a tendance à dire je suis cela, je suis ceci, je suis cela, et se définir avec des adjectifs et en fait, des que vous rajoutez quelque chose apres le « je suis », vous le devenez, par exemple : je suis jaloux, je suis dépressif, je suis quelqu’un qui n’a pas confiance en lui, je ne suis pas intelligent, quoique vous disiez en positif comme en négatif, vous le devenez.

Et en fait, cette personnalité, c’est une illusion enfin c’est très superficiel parce que vous seriez né ailleurs, vous auriez eu une toute autre personnalité, vous auriez eu d’autres parents, d’autres éducateurs, d’autres règles, d’autres principes ainsi que d’autres interdits, donc vous auriez été différents et pourtant avec le même code génétique; ce qui est vraiment vous au fond ne peut peut être pas s’exprimer dans certaines cultures, dans certains environnements, dans certains contextes et l’idée quelque part, c’est de quitter ce personnage.

On dit beaucoup dans le bouddhisme que la cause de la souffrance, c’est l’identification à notre mental et notre mental c’est quoi : c’est l’ensemble de ces programmes.

C’est ce personnage, on va l’appeler « le personnage », on s’identifie à ce personnage et la cause de nos souffrances c’est qu’on s’identifie à un personnage, on appelle ça aussi l’égo.

C’est une vision de ce que je suis, ce n’est qu’un personnage.

Et ce qui va être intéressant, c’est de sortir de ce personnage, d’arrêter d’être comme ça, d’arrêter de reproduire de manière inconsciente des programmes.

Alors un personnage il joue dans un film et on a l’impression parfois que quand on regarde la vie et qu’on regarde les gens comment ils communiquent entre eux; on se croirait au cinéma parfois, il y a des films, des gens roulent des rôles, des personnages se prennent au sérieux et donc :

1ere chose à faire quand on veut travailler sur soi, être plus heureux et grandir en conscience et bien c’est de dire : je ne suis pas ce personnage, je ne suis pas ces réactions, je ne suis pas ces comportements et donc je vais quelque part sortir, sortir de ce personnage; alors, si je sors du personnage, ça va être intéressant parce qu’on va se rendre compte, qu’en fait, qu’on peut être spectateur, un personnage dans un film, vous voyez un film, vous n’êtes pas dans le film, vous êtes celui qui regarde le film, c’est ce qu’on appelle se dés-identifier.

Vous pouvez regarder un personnage dans un film, vous croyez que vous l’êtes c’est vrai parfois quand on regarde un film on s’identifie au personnage principal et on souffre quand il souffre, on a peur quand il a peur, on est content quand il est content et on va rentrer en empathie avec ce personnage mais si ce personnage n’a que des problèmes et a beaucoup de souffrance, en fait, on va s’identifier à lui, en réalité, c’est intéressant de se rendre compte à ce moment là, dans cet exemple, que c’est facile à imaginer.

 

Et bien, vous regardez, en fait, que ce personnage est dans un film, dans un écran, au cinéma ou dans une télévision et ce n’est pas vous en fait.

Donc, ça, c’est génial car vous vous rendez compte que vous êtes spectateur de quelque chose qui se passe et vous pouvez même vous regardez vous-même en train d’agir et vous dire mais « en fait c’est amusant comment je réagis ».

Je réagis comme j’ai appris ou je réagis par réaction à ce que je n’ai pas voulu ou surtout à ce que je n’ai pas voulu devenir.

Parfois, on réagit en réaction à certain modele qu’on ne veut pas reproduire mais ce ne sont que des réactions et l’idée d’être spectateur, c’est d’observer tout ça; c’est d’observer cette colere qui peut monter en nous, d’observer cette colere qui en fait n’est qu’un programme;

je suis en colere car on m’a dit telle chose et j’ai appris que telle chose c’est un manque de respect donc je vais être en colere ou parce que quelqu’un n ‘a pas respecté une regle que j’ai apprise.

Je vais réagir car je vois deux hommes qui s’embrassent dans la rue, je donne souvent cet exemple dans les formations et en fait, ce n’est pas vraiment moi qui réagit, c’est le personnage qui réagit.

C’est le personnage qui a appris que ça ne se fait pas, que l’homosexualité n’est pas quelque chose de normale, par exemple, ou quelqu’un qui ne me regarde pas dans les yeux alors que dans d’autres parties du monde, ne pas regarder dans les yeux est un signe de politesse, vous voyez, donc je suis ce personnage qui réagit et je vais me rendre compte qu’en fait, en tant que spectateur, je peux être ce personnage mais je peux aussi être celui qui regarde ce personnage, c’est ce qu’on appelle prendre de la hauteur.

C’est ce qu’on appelle développer plus de conscience et se dés-identifier de son personnage.

Je ne suis pas ce personnage. Ca, c’est déjà un exercice extraordinaire à faire et je vous invite à imaginer, par exemple qu’il y a une caméra autour de vous, il y a plusieurs caméras autour de vous dans l’air qui sont invisibles juste pour vous et parfois vous pouvez vous voir à travers ces caméras, à la fois vous vivez le personnage et à la fois vous pouvez vous voir et voir que vous êtes en train de réagir comme dans un film. Vous êtes en train de jouer une pièce de théâtre.

On voit souvent ces couples, c’est l’exemple parfait, ou les gens reproduisent les mêmes scénarios, reproduisent les mêmes disputes, et ça recommence et c’est de nouveau la même chose et c’est de nouveau les mêmes phrases. Et donc, on va quitter ça; on va arrêter d’être des robots, comme des chiens de pavlov, on va arrêter et on va juste observer ce film et alors ensuite un troisieme niveau de dés-identification qu’on peut avoir :

c’est je suis le personnage, je suis le spectateur mais également je peux être le réalisateur du film et c’est ce que je fais en hypnose avec les personnes qui viennent me voir, c’est se rendre compte que ce film est composé d’images et de son. Un film est composé d’images et de son et ce film, je peux le modifier.

« Pourquoi je peux le modifier ? »

Parce que ce ne sont que des images, le passé et le futur ne sont que des images, tout ce que j’ai vécu dans le passé n’existe plus et tout ce que je vivrai n’existe pas encore.

Par contre, j’en ai des images de tout ça.

J’ai des images de mon passé, j’ai des souvenirs, j’ai une mémoire et puis j’imagine le futur alors en bien, très bien et en négatif, dans ce cas, je suis anxieux, j’imagine plein de choses mais ce ne sont que des images !

Alors, vous voyez, le support n’est que des sons et des images, c’est ce qu’on appelle des films donc, on se fait des films souvent.

 

Donc, ce qu’on va faire, c’est pouvoir comprendre que, en fait,

– je peux changer tout ça

– je peux changer mon histoire

– je peux changer mon futur

– je peux changer mon passé

pourquoi : parce que ce n’est que de l’imagination, ce ne sont que des images et donc, quand j’arrive à cet autre niveau, je vais par exemple travailler sur des choses dans le passé qui m’ont fait mal et je vais simplement changer l’histoire.

Je vais simplement changer les images !!!

Vous savez les personnes qui ont des phobies, je connais quelqu’un qui a une phobie des araignées ou des guêpes.

Par exemple, la phobie des araignées, quand il pense à une araignée, pour lui c’est une énorme image, une énorme araignée, comme si l’araignée allait le manger d’où ça vient, on ne sait pas, ça peut être d’un film, ça peut être une imagination : on lui a raconté quelque chose, peu importe, ce n’est qu’une image, ce n’est qu’un film et les réalisateurs que nous sommes , si on se rend compte qu’on a le pouvoir de créer notre vie, de changer notre passé, de changer notre futur et bien on va travailler sur cette image et on va rendre l’image plus petite.

C’est ce qu’on fait en hypnose, en fait, c’est tout simplement ça; c’est simple à comprendre après, évidemment c’est intéressant de s’entraîner à le faire, de travailler sur ses images internes, sur ses sons internes; tout ça crée des sensations dans notre corps.

Je ne suis pas le personnage qui vit ça, je suis le spectateur qui regarde ça et je peux aussi être le réalisateur et quand je suis le réalisateur, je reprends une maîtrise de tous ces conditionnements (un conditionnement, c’est fait d’images et de sons également).

Je me souviendrais toujours de mon pere qui criait ou de ma mere qui m’abandonnait ou de ceci ou de cela et ça marque ma vie et je joue ce personnage qui est victime de quelque chose.

Mais en réalité, je peux très bien changer le scénario, comme un réalisateur de film le ferait et vivre tout à fait autrement.

C’est le grand pouvoir qu’on a, c’est le pouvoir, on en parle beaucoup dans la physique quantique, quand je ferai le résumé du livre sur « la science de l’intention » vous allez voir à quel point c’est scientifique ce que je développe ici, ces notions qu’on peut créer notre propre vie, on connaît aussi en médecine avec l’effet placebo donc en fait je vais créer ma vie comme un réalisateur de film crée, écrit un film parce que ce n’est qu’un film tout ça, ce n’est qu’une illusion.

Et ensuite, il y aura un quatrième niveau d’identification qui est encore plus libérateur, j’en parlerai prochainement, c’est le plus difficile à comprendre, c’est que je peux être le personnage, je peux être le spectateur, je peux être le réalisateur et aussi l’acteur.

« JE SUIS L’ACTEUR DE MA VIE ».

C’est-à-dire que je suis dans le personnage, je suis dans le personnage du film mais je sais que je ne suis pas le personnage, je suis juste l’acteur qui joue et qui profite de ce qui se passe dans l’instant présent, qui joue ce moment parfaitement comme dans les tragédies grecques où les gens avaient un masque; ils ne choisissaient pas le masque, il y avait le masque de celui qui était en colère, le masque de celui qui était triste, le masque de celui qui était amoureux et ce masque ne pouvait pas changer la mimique, c’était déjà fait mais ce qu’il pouvait faire, par contre en tant qu’acteur, c’est le jouer au mieux, l’incarner au mieux et on peut en tant qu’acteur incarner cette vie; cette vie qui s’exprime en nous à travers un personnage, en sachant qu’on a certaines zones de liberté pour modifier ce personnage et quoiqu’il arrive on va être acteur et on va le jouer à fond.

 

On va jouer à fond, on va sentir cette colère, on ne va pas lutter contre, on va la vivre, on va la ressentir, on va l’accepter totalement, ça fait partie du scénario, çà fait partie de cette vie qui passe; pour la colère, il vaut mieux qu’elle ne soit pas là mais si elle est là je la vis, je ne lutte pas contre moi-même, je suis acteur de ces changements, ça va, ça vient, parfois je suis bien, parfois je suis mal.

Rappelez-vous cette vague !!! Et bien la vie, ce n’est pas toujours être au-dessus, parfois il y a des donnes, on est fatigué ensuite ça remonte et je joue, je joue, je suis acteur, je profite à la fois de tous ces moments ou je monte et je descends et j’accepte comme un surfeur qui surfe.

J’accepte que parfois il n’y a pas la vague et j’attends, et donc je ne suis pas en lutte contre le personnage, je suis dans la vie, dans ce corps, je l’intègre complètement, je le vis complètement sans résistance et donc tout en sachant que ce n’est qu’un film et à la fois je joue dedans parce que j’ai des sensations, je suis vivant, et plus ou moins je pense, au plus je suis dans le personnage, dans l’action, dans la vie qui se déroule, en fait, au plus ça va être beau car au moins je rajoute des émotions négatives, au moins je rajoute des croyances négatives parce que je suis tout simplement dans l’être et donc au mieux ce film va être beau, au plus ce film va être beau en fait.

Ce quatrieme niveau demande du temps peut être pour le comprendre, je vous invite déjà dans un premier temps pour conclure, c’est de vous rendre compte que vous n’êtes pas ce personnage, ce personnage n’existe pas, ce n’est qu’une illusion, ce n’est qu’un assemblage d’apprentissages qui sont comme des programmes dans un ordinateur qui vous font réagir et vous pouvez vous dire :

et bien, en tant que spectateur, je regarde ça et je ne me m’identifie plus à ça et quand on prend du recul, être spectateur, c’est simplement regarder ce qu’il se passe.

Se voir en train de réagir, se voir en train d’avoir une émotion.

« Et, qu’est-ce qu’il se passe ? «

Ca va directement ralentir, diminuer, dissoudre cette émotion.

Parce que le but c’est d’être bien quand même, pourquoi on parle de tout ça c’est pour être bien et ça se dissout, on prend du recul et ça se dissout, et ça c’est extraordinaire, c’est un peu comme si on arrêtait de mettre de l’huile sur le feu.

Je vais éteindre le feu, le feu des émotions, je ne mets plus d’huile dessus, je ne pense plus, je regarde le personnage qui réagit, je prends du recul et j’imagine que je suis une caméra et je vois ce qui se passe et ça me permet d’avoir une vision panoramique et d’être beaucoup plus calme et ensuite, je peux aussi travailler sur ces images internes et en dernier lieu, je peux aussi simplement jouer cet instant présent totalement, totalement ressentir ce qui se passe dans l’instant présent, ne pas lutter contre ce qui se passe mais simplement en jouir.

Pourquoi, parce que l’instant présent, c’est la seule chose que nous avons, c’est la seule chose qui existe et c’est le plus beau moment de notre vie car il n’y a que ça qui existe.

Bonne réflexion.

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