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Voici comment avoir des gènes en bonne santé !

bonheur altruismeJe voudrai vous faire découvrir une découverte étonnante sur le lien entre la bonne santé de nos gènes et non pas simplement le bonheur mais …l’altruisme. 

Il existe pas mal d’articles sur internet sur l’importance de l’altruisme et le lien de cette qualité avec le bonheur. J’ai déjà écrit à ce sujet « Le Bonheur protège du cancer, c’est prouvé ! » et « Pour rester en bonne santé soyez optimiste !« .

 Cependant je suis heureux de vous présenter ici une autre recherche originale et très récente (2013) qui va plus loin et montre l’impact de l’altruisme sur … nos gènes et donc notre santé.

(Futura-Sciences, Agnès Roux, 01/08/2013)

En analysant l’effet des émotions sur l’expression des gènes, des chercheurs américains ont fait une découverte étonnante : la démarche suivie pour atteindre le bonheur influence notre génome. Les sentiments altruistes encouragent l’expression de gènes favorables à la santé, alors que les émotions égoïstes font l’inverse.

Deux voies principales permettraient de développer le bien-être. La première, l’hédonisme, consiste à cultiver les émotions et les attitudes positives afin de se sentir bien dans sa peau. La seconde, l’eudémonisme, est pour sa part plutôt fondée sur la recherche du bonheur chez l’autre, comme c’est le cas pour les personnes qui effectuent du bénévolat ou des missions humanitaires.

Dans les deux situations, les individus développent un sentiment de satisfaction qui participe à leur épanouissement personnel.

Au XVIIIe siècle, Voltaire avait affirmé qu’être heureux était bon pour la santé. Plusieurs études ont depuis montré qu’il avait vu juste, et que le bonheur influence différents paramètres physiologiques comme l’activité cardiaque, la durée de la vie et la défense face aux infections.

 Cependant, les mécanismes impliqués dans cette connexion restaient obscurs.

 Une équipe de l’université de Californie à Los Angeles vient éclaircir une part de ce mystère. Leurs résultats, publiés dans la revue Pnas, montrent que le fait et la manière d’être heureux conditionnent l’expression des gènes et le fonctionnement des cellules.

Le bonheur est bénéfique pour l’organisme… à condition d’être généreux.

 Des travaux précédents ont montré que les sentiments négatifs comme la peur ou le désarroi modifiaient l’expression des gènes dans les cellules immunitaires (voir mon article à ce sujet Le stress prolongé laisse des marques durables dans le cerveau).

 Le profil génétique qui en résulte, appelé « profil transcriptionnel face à l’adversité » (conserved transcriptional response to adversity, CTRA), est caractérisé par une augmentation de l’expression des gènes impliqués dans la réponse inflammatoire et une diminution pour ceux jouant un rôle dans la réponse antivirale.

Dans cette nouvelle étude, les scientifiques ont pris un angle différent et ont analysé l’effet d’émotions positives sur le profil CTRA. Pour cela, ils ont recruté 80 adultes, considérés comme heureux eudémoniques « altruistes » ou hédonismes « égoïstes », et ont analysé l’expression génomique de leurs cellules immunitaires.

 Leurs résultats sont assez surprenants, puisque les narcissiques et les généreux ont des profils CTRA opposés. En effet, contrairement aux émotions négatives, le bonheur charitable induit une baisse de l’expression des gènes de l’inflammation et une hausse de celle des gènes antiviraux.

 En revanche, les heureux centrés sur eux-mêmes présentent un profil CTRA similaire à celui provoqué par des sentiments négatifs.

 « Les deux types de personnes sont sur le même plan émotionnel, mais leurs profils d’expression génétique sont différents » explique Steven Cole, le directeur de l’équipe de recherche.

 « Le génome humain serait donc plus sensible à la manière dont nous atteignons le bonheur que notre cerveau lui-même. »

 Ainsi notre bonheur se conjugue bien avec générosité et bonheur d’autrui. Être heureux seul autour de gens malheureux n’a aucun sens.. Le bonheur est bénéfique pour l’organisme… à la condition d’être généreux :-).

(crédit photo : http://steveberger gracechapel.net)

Interview du Magazine Tendances

eric remacle tuniseric remacle tendance tunisieLors de mon passage en Tunisie en novembre 2013, en prélude à des formations pour une grande entreprise tunisienne et une conférence pour le Rotary club de Tunis j’ai fait une courte interview sur le vif pour la revue Tendances de Tunisie, pour leur numéro spécial Bien-être :

La journaliste Laure Bernardini : Maîtriser son stress en toutes circonstances, est-ce possible ? Si oui, comment faire ? 

Il y a deux types de stress, les stress primaires déclenchés par un danger immédiat qui menace notre survie comme de la violence physique et les stress secondaires déclenchés par une interprétation des situations.

eric remacle articlePar exemple, si je suis stressé parce que ma fille ne veut pas se marier, ou que mon fils refuse d’aller à l’université ou encore que mon patron ou mon mari ne me respecte pas, je suis dans un stress que j’appelle secondaire dans lequel ce n’est pas ma survie qui est en jeu mais mon modèle du monde, mes valeurs, mes croyances ou encore mes besoins.

S’il est extrêmement difficile de maîtriser le stress primaire, il est par contre tout à fait possible de d’éviter le stress secondaire.

Comment garder son optimiste face au stress? 

 En comprenant la nature de l’univers dans lequel nous sommes.

Celui-ci est régi par une loi fondamentale qu’on retrouve dans tout le vivant, c’est la loi du mouvement. Tout est toujours en mouvement, que ce soit les cellules dans notre corps, les saisons, le temps qui passe ou encore notre rythme d’évolution.

On peut représenter le mouvement qui nous caractérise le plus sous forme de vague, avec des hauts et des creux. Tout être humain est traversé par ces vagues et connait des moments de bas, et ce même chez les plus sages.

Ce qui les différencie et leur permet de garder l’optimisme, c’est la compréhension de ce mouvement, et ainsi donc l’acceptation de ces moments de creux contre lesquels ils ne vont ni se lamenter, ni se battre.

Existe-il un moyen efficace pour dompter ses angoisses? 

Un des moyens qui me semble très efficace est de comprendre que l’angoisse est virtuelle dans le sens qu’elle n’existe que par la présence de nos pensées.

Ainsi l’angoisse ne tombe pas du ciel, elle apparait parce que nous pensons à quelque chose, souvent un événement futur qui n’existe pas et n’existera peut être jamais. Nous nous faisons des films.

Le meilleur moyen de diminuer et d’éradiquer les angoisses est donc de ne plus penser pour ne plus les alimenter.

Cela se fait en portant notre attention sur les sensations et non plus sur les pensées. L’angoisse disparait alors et un fonctionnement plus sain et instinctif peut apparaitre.

Y-a-t-il un conseil que vous aimeriez donner à nos lecteurs? 

Ecoutez votre instinct, écoutez vos émotions afin d’identifier vos besoins fondamentaux qui sont menacés par la situation qui ont déclenché votre stress. C’est l’art de prendre soin de soi..

Eric Remacle est chargé de cours et diplômé en psychologie appliquée aux sciences du travail (ergologie) de l’Institut des Hautes Etudes de Belgique. Il s’est spécialisé en gestion du stress et des traumas et intervient en tant que psychothérapeute et formateur.


Le Bonheur protège du cancer, c’est prouvé !

bonheur et cancerJe vois autour de moi un grand nombre de personnes qui ont le cancer et ce fléau entraîne bien évidemment un nombre important de stress.

 Dans cet article je voudrai vous partager l’information suivante : Le bonheur protège du cancer et c’est prouvé scientifiquement.

Plusieurs livres ont déjà révélé ce fait. dans cet article je voudrai résumer une idée clé et souligner le fait que selon les chercheurs, l’optimisme et les émotions positives protégeraient la santé cardiovasculaire (et attention, pas simplement l’absence d’émotions négatives).

 Le Dr Christian Boukaram Radio-oncologue et chef du service de radiochirurgie à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal est un expert du système nerveux.  Sur le chemin du neuropsychiatre français David Servan-Schreiber, il a publié Le pouvoir anticancer des émotions édité aux Éditions de l’Homme et vite devenu un best-seller.

 Selon lui, les preuves scientifiques se sont multipliées pour montrer le lien entre bonheur ou stress et propagation ou non du cancer :

  •  D’abord, on a découvert que les cel­­lules cancéreuses étaient pourvues de récepteurs d’adrénaline. Et que cette hormone, sécrétée par le corps en période de stress, accélérait leur propagation.
  •  Plusieurs études relient également les deuils mal résolus à l’apparition du cancer. « Les cellules anormales se multiplieraient trois fois plus vite lorsque nous éprouvons un sentiment de désespoir. » explique-t-il dans ses interviews.

 « L’angoisse, le stress chronique, la dépression ou l’isolement social constituent des facteurs de risque supplémentaires. En plus d’affaiblir les défenses naturelles du corps, la souffrance psychologique nous incite à adopter de mau­vaises habitudes de vie, qui seraient pro-cancer. Si vous êtes inquiet ou stressé, vous risquez plus de fumer, de mal manger ou d’abuser de l’alcool ».

 A la lueur de ces recherches les facteurs aidants et de guérison apparaissent comme étant les liens d’amour, d’amitié que nous entretenons, l’intelligence émotionnelle qui nous aide à comprendre d’où viennent nos émotions pour les gérer ensuite et enfin la dimension spirituelle.

Bien entendu un facteur de base ne doit pas être oublié de l’équation : l’hygiène de vie et en particulier l’hygiène alimentaire. Nous savons aujourd’hui que les cancers apparaissent rapidement dans un milieu acide et très rarement dans un milieu alcalin, d’où l’importance cruciale de désintoxiquer notre milieu cellulaire avec une alimentation verdoyante et une restriction alimentaire étudiée. Le docteur David Servan-Schreiber en parle longuement dans son livre « Anti cancer ».

Un autre chercheur,  le Dr Dean Ornish, de l’Université de San Francisco, a démontré ainsi qu’un programme de bien-être complet pouvait faire régresser la maladie. ce programme incluait du développement personnel, un régime alimentaire et des techniques de respiration et de visualisation. Au bout de trois mois, des biopsies ont révélé que certains gènes liés aux cancers de la prostate et du sein étaient « désactivés ».

Cela montre que le travail sur soi et sur son bonheur intérieur est tout aussi important que l’hygiène de vie. Une attitude optimiste, empreinte de sérénité, de paix intérieure et dénué de tout stress peut en effet activer et désactiver des gènes comme le prouve régulièrement épigénétique.

Nourrir un sentiment de bien-être et de paix intérieure favoriserait ainsi la guérison, selon le Dr Boukaram. Il a d’ailleurs fondé CROIRE, organisme qui, appuyé par la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont au Québec, apporte un soutien psychologique et social aux patients, entre autres par l’art-thérapie et le yoga. « Les groupes de soutien ne sont pas seulement bénéfiques pour le moral des patients mais peuvent aussi améliorer leur condition médicale », dit-il.

 « Prenez l’effet placebo, ajoute l’oncologue. Des patients vont mieux parce qu’ils ont cru qu’on leur donnait un médicament puissant, alors qu’ils n’avaient absorbé qu’un comprimé de sucre. On constate ainsi l’effet potentiel du mental sur le corps. »

 Dans cette logique, le Dr Christian Boukaram  utilise tout comme moi l’hypnothérapie auprès de ses patients pour maîtriser la douleur et diminuer les effets secondaires des traitements.

 Bien sûr, il ne promet pas de miracle. « Il s’agit seulement de reconnaître que l’esprit et le corps ne sont pas séparés par une barrière étanche, mais qu’ils forment un tout », conclut-il.

Bien évidemment le mieux est d’anticiper pour éviter cette maladie. Dans cet esprit, une autre étude américaine publiée dans la revue Psychological Bulletin en avril 2013 (Source : http://www.medicalnewstoday.com/articles/244214.php) conclut également que l’optimisme, le bonheur et les émotions positives protégeraient la santé cardiovasculaire.

Alors que de nombreuses études ont montré que des états psychologiques négatifs comme la colère, l’anxiété, l’hostilité et la dépression peuvent nuire à la santé du cœur, l’effet des états positifs est moins connu, notent les chercheurs, car, soulignent-ils, l’absence d’états négatifs n’est pas la même chose que la présence d’états positifs.

Julia Boehm et Laura Kubzansky chercheurs de l’Université Harvard ont analysé les résultats de 200 études portant sur les liens entre le bien-être psychologique positif et la santé cardiovasculaire et ont mis en évidence que le bien-être était lié à une tension artérielle plus basse, un meilleur profil de cholestérol et de triglycérides sanguins et un poids santé.

Les personnes ayant un meilleur sentiment de bien-être étaient aussi plus susceptibles de faire de l’exercice, d’avoir une alimentation équilibrée et d’avoir un sommeil suffisant ce qui est également la clé pour la régénération.

Toutes bonnes raisons pour mettre en place les conseils et entraînements du site :-)

A ce propos je vous proposerais d’ici quelques semaines un entrainement intensif au Bonheur, ce sera un programme révolutionnaire sur lequel je travaille depuis plusieurs années !

Maintenant faites moi part de vos commentaires, ça me fait toujours plaisir ! Connaissez-vous des personnes ayant eu un cancer et ayant amélioré leur état en diminuant leurs stress et en développant leur Bonheur intérieur ?

« Aimer ou Juger la décision de chaque instant » sort ce mois !

aimer ou jugerCommuniqué de Presse – OCTOBRE 2013

Aimer ou Juger? La décision de chaque instant,  écrit par Éric Remacle

Qu’ont en commun les personnes les plus heureuses, les plus sages et les plus épanouies ? Elles ne jugent pas ! Alors que les personnes en conflit, stressées, malheureuses ou déprimées portent des jugements à tour de bras ! Et si le nombre incroyable de jugements que nous entretenons au sujet de nous-mêmes et des autres était responsable de notre mal-être ?

Partant de ce constat, Éric Remacle nous invite à comprendre l’origine et le fonctionnement des jugements, et l’impact tragique qu’ils ont dans nos vies. L’auteur démontre pas à pas, avec pédagogie et humour, que les jugements sont généralement des énoncés subjectifs, imprécis, sans nuances, souvent faux, dichotomiques, et qui procèdent d’un élan de supériorité.

Grâce à une synthèse originale entre psychologie appliquée, neurobiologie et philosophie, ce livre nous apporte des solutions très concrètes et pratiques pour aborder l’art de ne plus juger, véritable clé d’une transformation intérieure.

Le non-jugement amène la compréhension qui découle sur l’amour. À chaque instant, nous avons le choix entre aimer ou juger. Que choisissez-vous ? 

Table des matières :
Les jugements sont des mines antipersonnel – Anatomie des mines antipersonnel – Les catégorisations, les bombes nucléaires du jugement – Les autojugements – L’origine des jugements – Ne plus juger, un véritable art – Si on ne juge plus, que fait-on ? – La clé ultime pour ne plus juger – Le défi – Passer du non-jugement à l’amour

Dimensions : 15 x 21 Editeur : Dangles Nb pages : 160 17 €

Éric Remacle est diplômé en psychologie appliquée, chargé de cours en gestion du stress, directeur pédagogique d’un cabinet de conseil et de formation et spécialiste, depuis quinze ans, en intelligence émotionnelle.

CONTACT PRESSE : Florence Vaillant : Dangles  www.piktos.

Voici pour les lecteurs de mon blog un extrait de la première partie : 

Introduction

Pourquoi nous aimons tant les enfants, les animaux et les sages…

Un soir d’hiver 2010, alors que je sors avec d’autres personnes d’un séminaire en tant que participant, une réflexion fuse dans le froid de la nuit ‘‘Ça fait 15 ans que je suis dans le développement personnel et j’ai trouvé ce séminaire nul.. ! « 

Au sortir d’une grande conférence en Belgique il y a quelques mois, j’entends à côté de moi dans la foule « Ce conférencier est très prétentieux !’’

Récemment une participante qui vient de suivre ma formation sur le non-jugement, à la pause, le regard en coin, chuchote à mon intention : ‘‘Qu’est-ce qu’elle est bavarde celle-là .. ! Elle ne vous ennuie pas trop ?’’

Ces réflexions, au fond tout à fait communes, me dérangeaient depuis longtemps sans trop savoir pourquoi.

Depuis plus de 20 ans maintenant que je navigue dans le monde du développement personnel, j’ai toujours été un peu étonné des personnes qui pensent avoir compris les grands principes de la sagesse et qui cependant portent étonnamment des jugements négatifs envers autrui….

Ce qui me dérangeait au fond dans tous ces messages, c’était de ne pas ressentir d’amour sincère et authentique alors que ce sont précisément les personnes qui ont beaucoup lu et suivi des séminaires de développement qui devraient le plus en faire preuve. Je me rendais compte qu’entre la théorie comprise et l’attitude intégrée, il y a parfois encore un long chemin. Je parle des adeptes du développement personnel et je pourrai tout autant parler des psychologues, des thérapeutes, des professeurs etc.

Ce paradoxe m’a longtemps fasciné. Je ne pouvais m’empêcher de m’interroger : « Et moi qui pense avoir compris tous ces enseignements, suis-je vraiment dans l’amour et l’humilité ou est-ce que je ne tombe pas moi aussi parfois dans les jugements mesquins et méprisants » ?

Je ressentais intuitivement que dès que l’on juge, on n’est plus dans l’amour et l’humilité. Evidemment je me suis rendu compte avec tristesse que j’étais parfois dans le jugement. Encore aujourd’hui je le suis de temps en temps, de moins en moins je l’espère.

J’avais une bonne raison : la façon dont je catégorisais ainsi les enseignants et les personnes que je fréquentais me servait en fait de boussole et me permettait de sélectionner les influences positives que je souhaitais.

Je l’ai compris plus tard : les bons enseignants sont peu dans les jugements. Les vrais guides qui respirent l’amour et jugent rarement. C’est un critère précis, décisif et facile à utiliser. Je vous propose de l’utiliser. Il y a bien sur des exceptions comme nous allons le voir plus loin, il peut arriver qu’un guide spirituel ou un enseignant utilise des jugements à des fins pédagogiques mais avec une constante en arrière-plan : une profonde bienveillance dénuée de jugements.

Pourquoi aimons-nous tant les petits enfants ? Et les animaux ? Et les sages ? Parce qu’ils ne jugent pas …

Certains sages peuvent donc utiliser les jugements pour faire passer plus facilement une idée mais le plus souvent, en leur for intérieur et dans l’essentiel de leurs messages, nul jugement et plutôt de l’amour, de la compréhension, de la compassion.

On retrouve d’ailleurs ce fil rouge commun à tous les enseignements spirituels de qualité : le non-jugement est la démonstration d’un haut niveau de conscience et d’une véritable incarnation de l’amour.

Ainsi, à titre d’illustration,  l’essor en Europe depuis une dizaine d’années de la pleine conscience qui se définit comme  « un entraînement de l’esprit visant à porter l’attention sur le moment présent, instant après instant, de façon intentionnelle et sans jugement de valeur ».

Ceci étant posé, on aura du mal à trouver, dans la pléthore de livres et enseignement disponibles à ce jour dans le domaine, des explications concrètes sur la marche à suivre pour éviter de juger. Seul le conseil « arrêtez de juger » semble se suffire à lui-même. Je me suis rendu compte au fil de ces années que cela n’était pas si simple. Comment fait-on concrètement ? Et d’abord d’où vient notre propension à juger interminablement ? Et si les jugements n’étaient que des symptômes, autrement dit la manifestation de quelque chose de plus profond en nous qui nous empêche d’être heureux ? Ne faudrait-il pas d’abord s’attaquer à la cause des jugements avant de vouloir éradiquer les jugements eux-mêmes ?

Depuis, je suis intimement convaincu que le bonheur n’est pas accessible à une personne qui passe une grande partie de son temps à juger (et la plupart d’entre nous passons beaucoup de temps à juger…).

Cette passion que j’ai pour le Bonheur authentique et durable remonte à plus de trente ans, j’avais alors quinze ans, adolescent profondément malheureux et curieux de comprendre ce qui différenciait les gens heureux des gens malheureux. Vingt-cinq ans plus tard, après des études en psychologie qui ne m’ont appris finalement qu’à décortiquer le malheur humain, après quinze ans d’interventions professionnelles au sein d’un cabinet de conseil que j’ai créé avec Ilios Kotsou, après de longues recherches notamment en psychologie positive, Intelligence Émotionnelle et en neurosciences, j’ai eu le plaisir d’écrire un livre sur le sujet et d’animer ensuite des dizaines de séminaires sur ce thème.

Je fais part dans les chapitres suivants des processus nous permettant de comprendre le malheur, de le désapprendre et d’intégrer les stratégies du Bonheur authentique et durable, tout cela en lien avec le concept de jugement.

Avant de vouloir apprendre à être heureux, il faut en effet désapprendre à être malheureux pour se rendre compte ensuite que le Bonheur est un état naturel, aussi naturel que le soleil, même si parfois on ne le voit pas à causes des nuages de nos préoccupations et ruminations. On ne le voit pas, mais il est bien là, derrière les nuages !

Pour le voir, il faut donc nous déconditionner du malheur et prendre conscience que notre mental crée notre malheur. Si nous sommes égaux devant la souffrance humaine, car personne n’y échappe, nous sommes créateurs de notre malheur, le malheur étant une construction mentale composée notamment de jugements conscients et inconscients.

Lorsque je demande aux participants de mes séminaires de noter pendant seulement dix minutes tout ce qui survient dans leur mental, nous constatons, alors même que les participants ne sont pas stressés et ne sont pas plongés dans leurs problèmes, que 50% du mental est jugement.

Or le bonheur et l’amour sont le même état. Une personne vivant un bonheur authentique est dans l’amour inconditionnel et une personne qui est dans l’amour inconditionnel vit un bonheur authentique. Amour et Bonheur sont les deux cotés d’une même pièce. Ce sont deux états caractérisent en fait un seul et même phénomène : un haut niveau de conscience. Pour les ressentir il nous faut développer l’art de ne plus juger.

Les chapitres suivants expliqueront pourquoi il nous est très difficile de ne pas juger, ce  qui a d’énormes conséquences sur notre bien-être et celui des autres.  Nous comprendrons en effet que les jugements déclenchent des émotions qui, par des phénomènes de mimétisme, dus aux neurones miroirs, de dépendance chimique et de résonance au niveau cellulaire, détruisent notre santé et celle notre entourage.

A ce stade, je vous propose de vous prendre par la main et de vous guider sur le chemin de la connaissance de soi à travers le dédale de nos jugements, de leurs origines et de leurs conséquences.

J’espère que vous aurez autant de plaisir à lire ce livre que j’en ai eu à l’écrire. J’y ai mis tout mon cœur et c’est le plus cadeau que j’aie à vous offrir.

Vous pensez ..

Qu’il est normal de juger ?

Que l’on ne peut faire autrement ?

Qu’au fond ce n’est pas si grave ?

Que certains jugements sont utiles et même positifs ?

Que juger des personnes comme Hitler est normal et sain ?

Vous vous demandez par quoi diable va-t-on alors remplacer les jugements ?

Et ne va-t-on pas perdre de notre spontanéité si on ne peut plus dire ce qu’on pense … ?

 

Patience, nous allons traiter de tous ces sujets, de manière structurée et selon un ordre précis.

Commençons par comprendre pourquoi les jugements sont aussi nocifs que des mines anti-personnelles…

En vente dans toutes les bonnes librairies ! :-)

Pour recevoir par la poste mon nouveau livre « Aimer ou Juger, la décision de chaque instant », commandez le sur Amazon en cliquant sur l’image du livre :

Bonne lecture !

Eric

Entraînez votre compassion et devenez plus heureux !

bonheur et compassionDans cet article je souhaite vous présenter une étude récente et très importante qui montre que la compassion peut être enseignée et augmentée chez les adultes.

Cela est important car le bonheur est totalement corrélé avec une attitude de compassion ainsi que de nombreuses études l’ont montré. Un être vivant un bonheur authentique est un être éprouvant de la compassion.

Cette étude apporte un bel espoir pour la société car elle démontre que par l’éducation il est possible de désapprendre l’égoïsme, source de souffrances et de retrouver la vraie nature de l’être humain qui est coopératif, bienveillant et compatissant.

C’est en retrouvant notre vraie nature que le Bonheur brillera dans nos vies..

Les résultats d’une étude effectuée par des chercheurs de l’université du Wisconsin et  publiée dans la revue Psychological Science démontrent que s’entraîner à ressentir de la compassion pour les autres, notamment à travers la méditation, permettrait de développer un certain sens de l’altruisme.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs se sont livrés à une expérience qui a fait appel à deux groupes de participants.

Le premier groupe a dû se prêter à un exercice de méditation au cours duquel ils devaient se remémorer des moments de leur vie où quelqu’un leur a montré de la compassion et les a aidés à se défaire de leur souffrance. Dans le même temps, ils répétaient des phrases telles que « Sois libéré de tes souffrances. Acquiers joie et bien-être ». Enfin, ils se sont livrés à des exercices de compassion pendant lesquels ils devaient aider des amis et des personnes difficiles.

Le deuxième groupe a appris une technique appelée « réévaluation cognitive » permettant de remodeler ses pensées de sorte qu’elles soient moins négatives.

Les résultats sont prometteurs ..

Les chercheurs ont ensuite scanné le cerveau des participants des deux groupes afin de pouvoir mesurer l’altruisme de chacun. Pour ce faire, ils ont soumis les participants à une activité qui consistait à donner de l’argent à des personnes dans le besoin.

Résultat, non seulement les personnes du premier groupe, qui se sont « entraînés » à la compassion ont été les plus altruistes, mais leurs cerveaux avaient eux aussi changé. Confrontés à la souffrance d’autrui, leur lobule pariétal inférieur (la zone du cerveau responsable de l’empathie) était plus développée. Une modification que les chercheurs n’ont pas observé chez les personnes de l’autre groupe.

Ces modifications cérébrales sont étonnamment apparues au bout de seulement sept petites heures d’entraînement. Selon Richard Davidson, professeur de psychologie à l’université du Wisconsin et co-auteur de l’étude, cette réponse serait « remarquable ».

Sa collègue Helen Weng explique l’expérience en ces termes: « C’est un peu comme soulever de la fonte. En utilisant cette approche, les participants ont pu gonfler leur « muscle » de la compassion et réagir à la souffrance d’autrui avec attention et le désir d’aider. »

Méditation  : la voie de la compassion

En avril, une étude de Harvard et de la Northeastern University avait également souligné le lien étroit entre méditation et compassion.

Les participants d’un premier groupe ont médité pendant huit semaines, après lesquelles le test à proprement parler a pu commencer. Les autres participants ont servi de groupe témoin.

Afin de mettre la compassion de tous les participants à l’épreuve, ils ont été invité à s’asseoir dans une fausse salle d’attente en compagnie de deux acteurs. Le premier doté de béquilles, présentait des signes de souffrance extrême tandis que l’autre, assis sur sa chaise, restait stoïque.

Conclusion: seules 15% des personnes n’ayant pas été soumises aux 8 semaines de méditation ont aidé le souffrant, alors que plus de la moitié des participants à la phase préliminaire ont aidé la personne en souffrance.

« L’aspect le plus surprenant de cette découverte est le fait que la méditation ait donné envie aux participants de se comporter de manière vertueuse, et ce même face à une norme qui nous dicte de ne pas agir ainsi.” avait alors expliqué David DeSteno, qui dirigeait l’étude. Le fait que l’autre acteur ne réagisse pas créait un effet de marginalisation qui tend normalement à réduire la volonté de se démarquer.

 Ces études ont de quoi nous réjouir :

- l’entraînement au bonheur est accessible à tous et

- Nous pouvons changer rapidement notre cerveau et devenir un plus bel être humain et ce en quelques semaines !

Que pensez-vous de cette découverte ?

Etes-vous prêt à vous transformer littéralement au niveau neuronal par la méditation ? 

Le meilleur truc pour rester jeune et heureux

Le meilleur truc pour rester jeune et heureux

 Être heureux est un état d’émerveillement quasi-permanent.

Peut-on imaginer être heureux et être blasé ? bien évidemment que non.

Peut-on imaginer vivre une vie où plus rien ne nous étonne, où plus rien ne nous enthousiasme ? Ne serait-ce pas ennuyeux ?  Une vie heureuse n’est-elle pas en réalité une vie trépidante, emplies de joies, de surprises, d’émerveillements quotidiens ?

L’émerveillement, voilà le mot. C’est le meilleur synonyme du bonheur et de la jeunesse. Pourquoi ?

Parce qu’un d’un des critères fondamentaux pour apprécier la vie est de s’en émerveiller. Les personnes vivant un bonheur authentique et durable s’émerveillent sans arrêt !

Pour des petites choses, des grandes choses, pour rien aussi.. Surtout pour rien aussi.

 S’émerveiller pour rien, pour tout, voilà le secret.

Quand on est très jeune on s’émerveille de tout, puis de moins en moins, car on découvre de moins en moins. On connait. On se lasse vite. On cherche d’autres sources d’émerveillement. Et puis avec l’âge on devient sérieux, on est pris dans le tourbillon de la vie, ou joue moins, on devient adulte, on devient responsable et les choses deviennent sérieuses. On rigole moins car il y a beaucoup à gérer. Il faut travailler et faire face aux difficultés de la vie et jouer, s’émerveiller deviennent des activités si rares.

Mais pas pour ceux qui gardent une jeunesse d’esprit et de cœur. Pas pour nous. Rester jeune à l’intérieur, c’est la voie pour vibrer un bonheur sans raisons.

Comment faire ?

La première façon est de décider de s’émerveiller tous les matins au réveil.

Pour y arriver pensons que c’est exceptionnel et étonnant d’être vivant. Nous pourrions être morts ou inconscients. Combien de fois dans la vie n’avons-nous pas échappés à la mort, à des accidents ? Sans doute ne le saurons-nous jamais.

Nous savons pourtant que nous sommes des miraculés permanents. Par exemple à chaque instant sur la route, il suffit qu’une seule personne ait une seconde d’inattention pour que cela déclenche une cascade d’accidents dans lequels nous pourrions mourir. Cela est aussi vrai pour les voyages que nous faisons, les sports que nous pratiquons, ce que nous mangeons : le risque zéro n’existe pas, nous le savons tous.

Il est possible qu’un jour nous ne nous réveillions pas. Cela arrivera d’ailleurs. Alors décidons de nous émerveiller chaque matin au réveil pour ce nouveau jour !

Simplement se réveiller conscient, quel cadeau !

La deuxième façon est de décider de faire des choses pour la première fois.

Quand on est jeune, on fait énormément de choses pour la première fois. Et puis le rythme se ralentit. La première fois que nous avons goûté tel aliment, découvert telle région, mis tel vêtement, pratiqué tel art ou sport, fait l’amour, tout cela est loin dans notre passé maintenant.

Quand est-ce la dernière fois que vous avez fait quelque chose pour la première fois ?

Pour les personnes très vieilles, cela remonte souvent à longtemps. Souvent, celles-ci font la même chose tous les jours à la même heure et rencontrent les mêmes personnes. Il n’y a plus eu de grandes découvertes ni de premières fois depuis longtemps.

Pour la plupart, leurs cerveaux se figent. Les connections neuronales s’amoindrissent, leurs cerveaux rétrécissent et se fossilisent.

Au contraire, pour rester jeunes, l’esprit alerte et empli d’émerveillement décidez de faire chaque jour des choses pour la première fois.

Prenez ce défi comme un jeu.

Un challenge pour développer votre bonheur intérieur.

Cela ne doit pas être de grandes choses. Vous pouvez varier ce que vous faites déjà habituellement. Prendre un autre chemin, manger autrement, changer certaines habitudes de travail.

Pour ma part je donne formation en entreprises depuis 15 ans, souvent avec les mêmes thèmes. Et bien j’essaie la plupart du temps de trouver des variantes, donner le même cours mais différemment, avec un autre rythme, inventer de nouveaux exercices, commencer différemment etc.

Qu’avez-vous fait pour la première fois récemment ? Pour ma part, ce matin j’ai été courir sur des chemins où je n’étais encore jamais allé. Et vous ?

Décidez de vous émerveiller tous les matins au réveil et de faire des choses pour la première fois.

Ainsi soyez une personne différente et nouvelle chaque jour. Surprenez votre entourage et vous-même, surprenez-vous ! Redevenez cet enfant espiègle enthousiaste dans ce monde d’abondance !

Alors qu’allez-vous faire que vous n’ayez encore jamais fait ? Quelle activité allez-vous faire pour la première fois ?

Le bonheur est accessible à tous, voici pourquoi !

Le bonheur est accessible à tous, voici pourquoi !

Mon précédent article « Les deux erreurs que nous commettons presque tous quand il s’agit d’envisager le bonheur »  portait sur les illusions au sujet du bonheur et comment nous entretenons notre malheur.

 Je vous disais que dans l’article suivant (celui-ci), je répondrais à vos questions et vous expliciterais ma définition du bonheur.

 Suite à ce premier article sans concessions, j’ai reçu plusieurs témoignages très intéressants qui vous pouvez lire en bas de celui-ci. Et cette semaine j’ai reçu ce témoignage d’un ancien participant à l’un de mes séminaires « le bonheur ou le stress, la décision de chaque instant » qui permettra d’introduire le sujet de ce post :

 Mon cher Eric, depuis que j’ai suivi la formation contre le stress je vis vraiment et je t’en remercie ! Toutes tes paroles sont comme celles du Dalaï-lama, positives, rayonnantes et sans but commercial. Je te remercie d’avoir changé ma vie et oui je confirme à tous, si demain je n’avais plus rien,  je ne serais pas malheureux. Seul le corps et l’esprit, tous deux en bonne santé sont les ferments du bonheur.

Je recommande aussi à tous de te lire et relire car si en effet le bonheur est affaire de volonté et de décision, je peux témoigner qu’au bout d’un certain temps il est facile à ressentir en permanence, le cerveau étant capable d’en faire un réflexe. Je ne suis pas un moine tibétain, j’ai simplement suivi tes conseils et appliqué ton enseignement, chaque jour, en y ajoutant une pratique de respiration et une alimentation saine. A tous bonnes pratiques quotidiennes, vous allez voir que vous allez resplendir et partager votre bonheur dans votre entourage.

Robert Cocquay, 30 avril 2013.

 

Ce très gentil témoignage m’a bien sur touché car il donne un sens à tout ce que je fais depuis 15 ans mais c’est moi qui remercie Robert et le félicite. Au fond, les félicitations vont à ceux et celles qui ont la discipline d’intégrer cela dans leur vie quotidienne les clés pour sortir du malheur et ressentir le bonheur naturel à nouveau.

 Ce témoignage, comme d’autres, a aussi le mérite de montrer que le bonheur est accessible à tous. Pas besoin d’être un moine tibétain. Nous pouvons nous aussi atteindre leur niveau de sérénité par une pratique régulière.

 Pour cela, il est important de comprendre, comme nous l’avons vu dans le premier article, qu’il est tout à fait différent de la joie, du plaisir et de l’épanouissement car confondre ces notions peut mener au malheur.

 Il existe ainsi une série d’illusions mentales nous empêchant d’atteindre le bonheur. Celles-ci sont comme des mirages qui nous font prendre le bonheur pour ce qu’il n’est pas et nous mènent sur une fausse route. Ces mythes modernes sont très présents dans notre conditionnement socioculturel et sans doute inconsciemment en cultivons-nous plus d’un… Comme de mauvaises herbes, elles ont pris racine dans notre jardin intérieur et nous empêchent de cultiver les fleurs du bonheur.

 

Nous en avons vu deux dans le premier article et en voici un autre qui dit que le bonheur est un état sans souffrance…

 De fait, nous subissons tous la souffrance mais nous créons chacun notre propre malheur par notre inconscience et notre ignorance. C’est en désirant, tel ‘‘un enfant roi’’, un bonheur sans souffrances, une vie sans frustration, que l’on crée justement la souffrance  psychologique, c’est-à-dire le malheur.

Le bonheur n’est ni un orgasme permanent ni un état de félicité totale et encore moins une extase éternelle. Une vie sans souffrance et, qui plus est, emplie de plaisirs permanents, est une illusion, un mythe. Un mythe dangereux car l’espoir forcément déçu ne peut amener que frustration et malheur. Or l’influence des films, des publicités et de certains messages véhiculés dans notre enfance, comme ‘‘ils vécurent heureux pour le reste de leurs jours’’ nous trompe et vient semer le doute en nous.  Une vie sans souffrances n’existe pas.

Le bonheur se caractérise par un état d’esprit, une décision interne d’être heureux, indépendante des souffrances ou des plaisirs extérieurs.

 Une étude scientifique, publiée en 2008 dans ‘‘The Journal of Neuroscience’’, a mis en évidence que notre cerveau, s’il n’est pas guidé par la conscience, nous procurera automatiquement de la frustration. Cette étude menée à l’Université de Michigan démontre que la plupart des mammifères, incluant les humains, vivent des moments de désir intense pour la nourriture, la sexualité ou tout objet de convoitise.

 Ce désir est suivi d’un sentiment magique de satisfaction quand il est comblé. Les scientifiques ont découvert, en étudiant les circuits de notre cerveau, que nous éprouvons plus souvent du désir que de la satisfaction. Selon cette étude, vouloir et aimer sont deux envies complètement séparées qui sont contrôlées par des circuits différents dans notre cerveau.

 Quand ces deux envies sont synchronisées, l’impact sur le cerveau est alors très puissant. Mais il y a un hic ! Le cerveau des mammifères possède beaucoup plus de mécanismes pour le désir que pour le plaisir. Ces résultats démontrent que nous sommes par nature beaucoup plus susceptibles de vouloir davantage de plaisir que nous pouvons en savourer, ce qui nous amène inévitablement de la frustration.

 Faut-il alors pour être heureux se couper de tous ces plaisirs qui nous éloignent de l’essentiel, qui nous rendent esclaves et nous condamnent à une éternelle insatisfaction ?

Et bien une autre illusion est de confondre bonheur et ascétisme. Certains vont jusqu’à prôner une vie ascétique, coupée de tout plaisir, pour se libérer du désir, de la frustration et des émotions.

L’histoire nous démontre que cet autre extrême, la privation, amène dans la plupart des cas une grande sécheresse et une grande rigidité. D’autres au contraire se lancent dans une course sans fin vers des plaisirs de plus en plus intenses et raffinés. Entre ces deux excès, une voie est possible. L’être humain est en effet capable de jouir des plaisirs infinis que la vie lui offre sans en être esclave et tout en étant détaché.

Nous avons plus de ressources que nous le pensons !

 En pratiquant ce détachement des plaisirs tout en sachant en jouir, on est capable d’être bien à peu près n’importe où, que ce soit dans une prison, une bergerie dans la montagne, un couvent ou un environnement de travail désagréable. On peut être heureux sans plaisirs extérieurs… De nombreux témoignages existent, parlant de personnes comme celles ayant fait de la prison et ayant réussi à rester heureux même dans des conditions de vie pénibles.

 Bien évidemment l’être humain recherche naturellement le plaisir car celui-ci le nourrit et l’épanouit. Une table raffinée, un concerto en live, jouer du piano, un voyage au Seychelles nous comblent et nous épanouissent.

 Cependant, nous n’en avons pas besoin pour être heureux… Parfois, dans notre vie, et pour sans doute les deux tiers des êtres humains sur terre, l’épanouissement n’est pas possible. Le bonheur, lui, reste plus accessible. Le bonheur se nourrit de plaisirs simples, gratuits, comme les plaisirs de contempler, respirer, toucher, goûter, sentir…

Le sentiment d’être heureux vient de l’intérieur et il part du développement de notre conscience.

 Des études sur des personnes vivant une grande tragédie, par exemple une maladie ou un handicap, ou un grand plaisir, par exemple un gain important au loto, ont montré que ce ne sont pas les événements extérieurs qui changent notre niveau de bonheur. (Cerveau et Psycho, le magazine de la psychologie et des neurosciences n°6, septembre 2004.)

  Les gagnants au loto par exemple, une fois la joie des premiers moments passés, retrouvaient leurs névroses et leurs anxiétés avec la régularité d’un métronome.

 Les personnes vivant un handicap brusque ou une maladie incurable ressentent légitimement une immense tristesse alliée à un sentiment de révolte, d’injustice. Ces émotions passées, le caractère naturel revient au galop.

 L’optimiste reste optimiste, le pessimiste reste pessimiste. Cette stabilité de l’humeur peut être changée par un travail de conscience. Ce caractère naturellement pessimiste et mélancolique, nous pouvons le changer. Les neurobiologistes ont en effet découvert récemment que la neuroplasticité du cerveau le permettait.

 Les capacités de souplesse de notre cerveau nous permettraient de changer complètement notre personnalité. Les études faites avec l’I.R.M, scanner à résonance magnétique permettant de voir en direct ce qui se passe dans le cerveau, montrent clairement que par un travail de répétition, il est possible de changer complètement la structure interne de notre cerveau.

 

Le bonheur est ainsi accessible à tout un chacun, quels que soient sa richesse, son physique, son statut social et ses capacités intellectuelles. Ceci est fondamental.

 A moins d’un fort handicap génétique, les hommes sont égaux devant le bonheur, alors qu’ils ne le sont pas devant le plaisir, la richesse ou la souffrance physique.

 Dans le cadre de notre quête, il ne s’agit pas tant d’apprendre le bonheur mais plutôt de  désapprendre le malheur. En désapprenant de mauvaises habitudes mentales et comportementales, nous allons pouvoir retrouver notre état naturel qui est le bonheur.

 Quel est cet état naturel appelé « Bonheur » ?

 Cet état naturel est caractérisé par un bon fonctionnement de l’organisme au niveau énergétique et cela à des répercussions aux niveaux psychologique, émotionnel et physiologique.

 Au niveau énergétique, un être humain heureux se sent relié à l’infini en lui et autour de lui. C’est un ressenti plus qu’une compréhension intellectuelle. Cela se passe au niveau énergétique et électromagnétique. La science est en train de le démontrer via les recherches en physique quantique. Il « vibre » avec son environnement et c’est son état naturel.

 Tel l’état naturel d’une radio est de capter des fréquences, l’état naturel de l’être humain est de se sentir uni avec la nature, les autres, l’univers. Telle la radio capte « naturellement » les fréquences radio, les êtres humains captent naturellement les fréquences vibratoires de l’univers et de la nature.

 Un être humain est donc naturellement relié aux fréquences vibratoires de l’univers. Toutes ces cellules le sont également. Il appelle alors cela « harmonie » ou « bonheur » ou encore « amour ». C’est pour cela que j’aime bien dire que le bonheur passe par le corps et que le bonheur et l’amour sont deux termes décrivant une même réalité. En effet après certaines méditations spécifiques, les participants ressentent cette harmonie au niveau cellulaire. Ils se sentent composés d’infini et composants d’infini. Les cellules se sentent reliées aux étoiles… tout est relié, tout est uni dans une harmonie et un amour universels.

Pourquoi méditer si c’est naturel ?

 Parce que c’est un état naturel que l’on peut vite perdre. De par notre environnement stressant, de par surtout notre éducation et nos habitudes de vies, nous pouvons nous sentir aliénés, c’est-à-dire étymologiquement « sans lien », coupés des autres, de la nature, de l’univers.

Au niveau physiologique (biologique, chimique, hormonal), cet état est connu comme la santé optimale. Par exemple en médecine chinoise traditionnelle, c’est défini comme un état d’équilibre organique, c’est-à-dire que chaque organe fait son travail naturellement en lien avec les autres et l’énergie circule bien dans tous les canaux du corps (méridiens). Les hormones du bien-être (sérotonine, dopamine, ocytocine) et toutes les autres également indispensables, sont ainsi sécrétées à leur juste dosage (bien sûr cela est vrai si l’équilibre de départ est assuré et la médecine chinoise traditionnelle travaille notamment sur le rééquilibrage ou le renforcement des organes affaiblis par l’hérédité ou par un stress ancien).

Au niveau émotionnel, un être humain heureux vit régulièrement de la joie, de l’enthousiasme, de la gratitude. Ces émotions sont la conséquence de ce lien énergétique et quantique avec l’univers. Quant aux émotions « négatives », désagréables, celles-ci peuvent toujours naître en situation de danger réel et de stress intense. Elles sont alors très utiles pour faire face aux dangers.  Dans la vie de tous les jours où la survie n’est pas en jeu, celles-ci peuvent naître également mais rapidement disparaître. Elles ne sont pas transformées en « humeurs » persistantes car elles ne sont pas alimentées par un mental négatif. Ces émotions apparaissent surtout quand des besoins ne sont pas comblés et dès que ceux-ci sont satisfaits à nouveau ou quand il y a lâcher-prise, ces émotions désagréables disparaissent rapidement. Ce lâcher-prise est possible grâce au développement de la conscience.

Au niveau psychologique, un être humain heureux a une pensée constructive naturelle. La pensée négative n’existe pratiquement pas. La conscience est d’ailleurs en amont du mental. Cela signifie que la conscience choisit la pensée qui va naître et peut aussi choisir de ne pas penser. La pensée qui naît est ainsi toujours créatrice, source de joies et constructive.

 Si de par notre inconscience et notre conditionnement, nous n’arrivons pas ou plus à ressentir cet état naturel de bien-être, cela  crée un manque terrible que nous cherchons à combler par une course effrénée aux plaisirs. La joie des plaisirs satisfaits qui en résulte est éphémère et artificielle car la possession d’éléments extérieurs  (avantages, personnes) ne peut recréer cet état naturel qu’est le bonheur.

 Telle une personne ayant eu un membre plâtré longtemps et qui doit faire de la rééducation, une personne malheureuse doit réapprendre à ressentir le bonheur naturel et pour cela des exercices de développement de la conscience et des méditations existent.

Ils feront l’objet de prochains articles  :-) !

Et vous ? Avez-vous déjà senti, même fugacement,  cet état de bonheur au niveau énergétique ? Avez-vous déjà ressenti cet état d’unicité avec l’univers ? Ce sentiment de lien avec l’infiniment petit et l’infiniment grand ?

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